FAQ
Avez-vous acheté des nouveaux vélos ?
Comment allez-vous traverser les océans ? Pourquoi cet itinéraire ?
Combien de kilomètres parcourez-vous par jour ?
Combien de kilomètres compte l’itinéraire ?
Comment se déroule une journée typique ?
Que faites-vous contre la malaria ?
Comment faites-vous pour payer ce voyage ?
Avez-vous acheté des nouveaux vélos ?
Oui et beaucoup d’autres choses (la liste complète se trouvera bientôt dans la rubrique équipement). En été 2008, nous avons fait le trajet Vienne-Istanbul avec nos vélos de ville. Lorsque Dave a eu sa 17ième crevaison à 30 km d’Istanbul, nous nous sommes jurés d’acheter de bons vélos pour le grand voyage. C’est pour cela que nous nous sommes dirigés vers des personnes plus compétentes que nous sur ce sujet (vélos achetés à la maison du velo (www.lamaisonduvelo.be). Pour le reste du matériel, nous avons lu les informations données par d’autres cyclovoyageurs (notamment www.mundubicyclette.be www.worldbiking.info) et nous nous sommes basés sur notre propre expérience. Nous avons été voir plusieurs magasins spécialisés avant d’acheter quoique ce soit. Nous avons par la suite appris quelques gestes de base pour réparer nos vélo aux ateliers de la Rue Voot (www.voot.be).
Comment allez-vous traverser les océans ? Pourquoi cet itinéraire ?
Nous sommes parfaitement conscients de la difficulté, voire de l’impossibilité, de combiner passion pour le voyage et souci de protéger l’environnement. Afin de réduire l’utilisation de l’avion, nous avons décidé de voyager sur une durée de plusieurs années afin de pouvoir utiliser principalement le vélo comme mode de transport dans des contrées lointaines. Ce n’est évidemment pas parfait mais nous préférons cela plutôt que de prendre l’avion chaque été pendant 30 ans pour visiter un pays à la fois.
Nous voulions absolument voir l’Afrique de l’Est et du Sud et avions initialement pensé faire le trajet à vélo à partir de Bruxelles. La situation au Soudan s’étant aggravée en mars 2009 suite à la délivrance d’un mandat d’arrêt, fortement critiqué, à l’encontre du Président Omar El-Béchir par la Cour pénale internationale, s’est brusquement une partie importante de la route qui est devenue un peu trop risquée (même si des cyclotouristes continuent à y aller).
Ni pédaler en Egypte, une dictature militaire peu accueillante lorsque l’on quitte les sentiers battus par les millions de touristes, ni pédaler en Ethiopie – où selon la légende, des hordes d’enfants fiers de défendre leur nation jettent des cailloux sur les intrus (sans parler des conflits entre l’Ethiopie et ses voisins)- ne nous tentaient particulièrement pour un début de voyage. Après d’âpres discussions et beaucoup d’hésitation, nous avons acheté des billets pour le Kenya.
Nous sommes très tristes de ne pas connaître le plaisir de commencer un tel périple en commençant par nos contrées mais cela sera peut-être pour une prochaine fois.
Les itinéraires en Asie et aux Amériques sont ceux dont on rêve…pour le moment. Nous sommes très ouverts au changement et, pourquoi pas, au coup de foudre pour un pays en particulier…
Combien de kilomètres parcourez-vous par jour ?
Etant donné que nous n’avons pas encore commencé ce voyage, il est impossible de répondre à cette question. De notre voyage précédent, nous avons retenu que les conditions de la route, la direction du vent et l’état de fatigue peuvent faire la différence entre une journée de 8 heures à 50 kilomètres et une journée de 5 heures à 120 km…Nous espérons toutefois pouvoir atteindre une moyenne de 100 km par jour (ce qui était notre moyenne en été 2008).
Combien de kilomètres pour l’entièreté de l’itinéraire ?
L’itinéraire prévu ferait 60.000 km selon Google Earth. Si nous parvenons à parcourir 45.000 km en 3 ans, nous serions très heureux. Toutefois, nous avons toute une série d’objectifs que nous nous sommes fixés pour ce voyage et terminer le parcours prévu ne figure pas en tête de liste…
Comment se déroule une journée typique ?
Nos journées varient beaucoup en fonction du degré de difficulté de la route prévue. Généralement, on se fixe un objectif pour la journée (un village ou une ville qui se situe à une distance variant entre 60 et 120 kilomètres). La distance choisie varie en fonction de l’état de la route, de la direction du vent et de notre état de fatigue (physique ou mentale).
Nous nous réveillons à 5h30 et essayons d’être sur la route avec le ventre plein avant 7h30. Nous pouvons effectuer une grosse partie du trajet pendant les heures les plus fraîches de la journée. Cela nous permet aussi d’être parés en cas d’imprévu (problème technique, etc).
Nous essayons de nous arrêter en milieu de matinée pour une pause café ou pour manger un fruit acheté le long de la route. Nous essayons aussi de manger un lunch vers 13h mais si la destination n’est plus trop loin alors on pédale jusqu’au bout.
De manière générale, on essaie de ne pas s’arrêter avant d’avoir parcouru 50 kilomètres. Dave ayant besoin de manger régulièrement surtout lorsqu’il fait du vélo, il a toujours des crasses à grignoter. Lorsque nous arrivons à destination, nous plantons la tente ou allons à l’hotel le moins cher de la ville. Nous nous lavons et partons visiter la ville. Ensuite, on cuisine sur notre réchaud ou on va manger un bout à l’extérieur. Le temps d’écrire dans notre journal, de lire un peu et il est 21h, l’heure de dormir.
Que faites-vous contre la malaria ?
C’est une très bonne question. C’est une lapalissade que de dire que la malaria est une maladie grave qu’il vaut mieux pouvoir éviter. Lors de long séjour dans des zones à risque, il est conseillé de pratiquer une prévention mécanique (moustiquaire, DEET, etc) avec éventuellement un traitement prophylactique. Ce dernier est particulièrement conseillé pour les personnes qui n’ont pas un endroit stable qui leur permet de se réfugier facilement à l’intérieur aux heures critiques et d’avoir un accès relativement aisé à des soins médicaux – si ceux-ci existent évidemment…, ce qui est notre cas !
Quels sont les traitements prophylactiques disponibles ? Le Lariam (qui a des effets secondaires assez terrifiants), la Malarone (qui exploses le budget du voyageur modeste) et enfin, la Doxicycline (qui est un antibiotique à large spectre qui tue toutes les bonnes bactéries dans le corps).
Aucun de ces options n’étant très réjouissante, nous nous sommes donc renseignés sur les possibilités plus « naturelles » tel que l’argent colloïdal, l’extrait de clous de girofles, etc. Etant donné que les résultats positifs de ces traitements contre la malaria sont encore fort anecdotiques nous avons opté pour la Doxicycline. L’idée est de combiner la prise de l’antibiotique avec un probiotique (à prendre trois heures après la doxi) et de compléter notre régime alimentaire avec des multivitamines et de l’acide folique (capital pour les femmes envisageant d’être enceinte un jour. Aujourd’hui dans beaucoup de régions d’Afrique le déficit en acide folique dans le régime alimentaire des femmes est à l’origine de déformations importantes chez les enfants).
Quoiqu’il en soit, nous sommes relativement certains que nous aurons la malaria un jour ou l’autre et c’est pour cela que nous prenons une boîte de Malarone pour la phase curative…
Pour ceux que la question du traitement contre la malaria intéresse, nous ferons un bilan quelques mois après notre départ.
Comment faites-vous pour payer ce voyage ?
Malgré le fait que cette question est assez indiscrète, c’est généralement celle qui suit le « ah, un tour du monde à vélo ? C’est sympa ! ».
Alors, voici la réponse :
- Cela fait bientôt 5 ans que nous pensons faire un grand voyage et nous avons dès lors épargner toutes les ressources disponibles depuis lors (surplus de salaires, anniversaires, Noël, mariage, etc)
- Nous vivons simplement (et nous voudrions arriver à beaucoup plus de simplicité) : petit appartement, pas de voiture (transport à vélo au quotidien), pas de sorties extravagantes, pas de hobbies coûteux, pas de consommation d’eau/ électricité élevée, pas de cigarettes, pas de drogues, pas de passion pour la technologie et nous achetons la plupart des choses en seconde main (vêtements, livres, meubles, etc)
- Nous ferons tout pour garder notre budget journalier en-dessous de 10 euros par personne (nous logeons sous tente, nous cuisinerons notre nourriture (pâtes probablement) et il n’y a pas de frais de transport autre que l’investissement de base dans nos vélos). Ces 10 euros comprennent essentiellement les visas et l’assurance de voyage.
Vous pouvez aussi jeter un coup d’œil sur le site d’un couple merveilleux qui fait du vélo depuis bientôt 4 ans (worldbiking) et qui sont une grande source d’inspiration pour nous.
Cela dépend de ce que vous entendez par fou. Nous avons nos névroses comme tout le monde. Celle dont nous sommes les plus fiers est notre obsession compulsive pour les Simpsons.
Dave a rédigé sa réponse sur la version anglaise du site.
Anna formulerait les choses ainsi :
Nous avons tous les deux le virus du voyage depuis toujours mais des obligations diverses (études, première expérience professionnelle, etc) nous ont empêchées jusqu’à présent de voyager plus que quelques semaines/mois.
Aujourd’hui nous sommes dans cette phase très particulière de notre vie où nous avons déjà une petite expérience professionnelle mais où nous n’avons ni parents malades, ni l’envie de nous lancer tête baissée dans une carrière spécifique, ni l’envie avoir des enfants tout de suite, ni de décorer une maison pour laquelle nous aurions contracté un emprunt hypothécaire pour 30 ans.
C’est selon nous le moment idéal pour découvrir ce qu’il se passe dans le monde. Nous voulons rencontrer des gens, découvrir d’autres cultures, apprendre de nouvelles langues, explorer des paysages magnifiques avant de nous installer dans un endroit précis et fonder une famille.
Par ailleurs, nous couplons ce voyage avec une étude en profondeur de la question environnementale et des solutions pratiques existantes telles que la permaculture.
Nous allons travailler dans des fermes sur les trois continents et voulons avoir une hygiène de vie rigoureuse. Le voyage à vélo offre cela : c’est une discipline exigeante physiquement et mentalement mais dont la pratique, comme pour tout sport intensif, procure une satisfaction indescriptible.
Et puis, comme tout voyage au long cours, il s’agit d’une aventure spirituelle (nous voudrions faire du yoga et de la méditation notamment) et d’un travail sur soi.
Nous avons décidé de créer ce site web afin de pouvoir partager notre aventure avec nos familles et nos amis, de donner des conseils pratiques aux cyclotouristes intéressés par cet itinéraire et enfin, de partager avec le reste du monde, les merveilles qu’offre la permaculture.
Enfin, notre objectif principal est de revenir au terme de ce voyage plus mûrs, plus éduqués et plus ouverts au monde. En gros, nous voudrions devenir des vrais citoyens du monde pour pouvoir par la suite, participer à son changement en connaissance de cause.
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