Transport

La mobilité en trois chiffres:

1. Le transport est responsable de plus d’1/4 des émissions CO2 dans l’Union Européenne. Aux Etats-Unis, le transport représente plus de ⅔ de la consommation de pétrole du pays. (SOURCE)

2Dans le UE, les véhicules personnels sont responsables de près de 50% des émissions CO2.

3. 50% des trajets faits en voiture en France couvrent moins de 6 kilomètres.(SOURCE)

Les solutions

Si nous pouvions aménager nos villes et nos réseaux de transports de manière à limiter le nombre de voitures, nous pourrions drastiquement diminuer les émissions CO2 mondiales. Par ailleurs, étant donné qu’il s’agit autant d’un problème environnemental que social, si nous pouvions créer un meilleur système de transport nous pourrions largement améliorer notre qualité de vie et celle des futures générations.

Heureusement, les mouvements prônant une mobilité alternative sont actifs aux quatre coins du monde.

L’une des actions existantes est la journées sans voiture. A Bruxelles, il s’agit d’une initiative qui a lieu une fois l’an et qui permet aux Bruxellois de se réapproprier les rues de manière créative et de découvrir les joies d’une mobilité douce – de manière plus ou moins chaotique. Cette initiative existe aussi à Guadalajara, à Mexico City Mexique ainsi qu’à Bogotá Colombie sauf que là, ils le font chaque dimanche! C’est très inspirant de voir les mille manières dont les Mexicains et les Colombiens utilisent alors les espaces publics qui sont, le reste du temps, totalement embouteillés et bruyants…

Evidemment, ces actions ne sont qu’un début comme l’ont très bien compris les différentes associations de cyclistes que nous avons rencontrées en chemin. Ainsi, à Dar es Salaam, Bruxelles, New York ou Bogotá, l’idée est de promouvoir l’usage de la bicyclette pour améliorer non seulement la qualité de l’air mais aussi la santé physique et mentale des citadins. Ainsi, à Guadalajara, Mexique après 4 ans d’efforts, les associations cyclistes ont obtenu la construction d’un réseau de pistes cyclables de 350 km et surtout ont vu une amélioration dans l’attitude des chauffeurs à l’égard des usagers faibles. En 4 ans seulement! Imaginez ce qu’il est possible de faire en 10 ans…

Chaque association a ses propres initiatives originales: à Dar es Salaam, les cyclistes ont lancé une coopérative de bike messengers; à Guadalajara, ils vont peindre des pistes cyclables là où elles sont nécessaires mettant ainsi les autorités locales face à leurs propres contradictions et ils donnent de fausses amendes interactives (wiki-multas) aux conducteurs qui utilisent la route de manière à mettre en danger les usagers faibles; à San Jose, Costa Rica, l’association ChepeCletas organise des promenades à pied et à bicyclette pour montrer la beauté et l’histoire de la ville à ses habitants, démontrant ainsi – et avec succès- qu’il est important de sortir de sa voiture pour s’en rendre compte. Le 24 septembre 2011, le jour mondial pour le recul des énergies fossiles, le maire de San Jose a promis la construction de la première piste cyclable de la ville! ChepeCletas est actif depuis un peu plus d’un an! Imaginez dans 10 ans…

Les exemples d’actions positives et constructives abondent et souvent, elles trouvent leur inspiration dans les villes nordiques. Ainsi, partout où nous allons nous entendons les concepts “Amsterdamize” et “Copenhaguen Cycle-chic” qui sont définitivement des modèles que les associations cyclistes de part le monde rêvent d’adopter. S’il est certain que Mexico City ne souffre pas encore du “problème” Danois où les espaces publics sont envahis par les vélos, il n’en est pas moins certain qu’avec l’énergie et l’imagination des cyclistes activistes bientôt ces “problèmes” apparaîtront partout dans le monde.

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