Guadalajara

L’une des choses que nous avons toujours trouvé surprenantes lors de nos voyages est que, où que nous allions, pays “développé” ou sous-développé” partout nous voyons beaucoup de voitures, de bus, de camions…Dans le monde d’aujourd’hui, il semble que le trafic est quelque chose de normal. Marcher dans la rue sans s’étouffer sur ce qui sort des pots d’échappement des voitures (particulièrement ici en Amérique Centrale) est devenu un évènement rare.

Lorsque nous étions chez nous, nous réagissions à cela en faisant tout à vélo. Le vélo est un moyen de transport idéal pour se déplacer à Bruxelles et à New York.

Evidemment, nous ne sommes pas les seuls à avoir vu les avantages du vélo- même dans les vastes étendues de béton du Sud des Etats-Unis nous avons vu des cyclistes combattre le trafic.

Nous étions donc particulièrement ravis lorsque nous sommes arrivés au Mexique de rencontrer ‘à Guadalajara, une ville de 4 millions d’habitants, particulièrement mal organisée et complètement envahie de voitures dans une cacophonie comme on en avait rarement vue, de nombreuses personnes qui travaillent dur pour faire du vélo un mode de vie.

Il y a GDL en Bici par exemple, qui existe depuis quatre ans et qui est partout dans la ville, notamment via les promenades familiales mensuelles qui attirent jusqu’à 4000 personnes, en offrant des cours de mécanique de base sur le vélo pour quelques pesos et des présentations chaque semaine sur des thèmes liés à des questions cyclistes (las Charlas Cyclistas) et en maintenant une maison qui sert de bureau mais aussi de point d’accueil pour les cyclotouristes qui passent par là.

Pour Cuidad para Todos, le but est plus large et ils travaillent pour toutes sortes de transport non-motorisés. Ces gars-là on réanimés des zones urbaines non utilisées, ont peint des pistes cyclables là où elles sont utiles, et donnent des “wikimultas” des sortes d’amendes de citoyens – aux voitures qui sont parquées de manière à mettre en danger les cyclistes.

Bikla, qui nous n’avons malheureusement pas pu reprendre dans notre vidéo, est une compagnie privée qui a mis en place un réseau de vélos de location dans la ville. Il suffit de s’inscrire sur le site et puis se présenter à l’une des 30 stations et hop, en selle. Il y a plus de 3000 personnes qui sont membres et le réseau grandit chaque jour.

Et évidemment, il n’est pas surprenant que la ville fasse partie du mouvement Ghost Bikes. Nous n’avions jamais entendu parler de ce projet avant, mais nous avions vu leur travail à New York, où un vélo blanc avec un panier rempli de fleurs était parqué de manière permanente sur le trottoir à quelques pas de notre ancien appartement. Tous ces vélos marquent les endroits où des cyclistes ont été tués dans des accidents de voiture. Ces deux dernières années, les gens de Bici Blanca à Guadalajara ont installé plus de 60 vélos servant de lieu de recueillement pour les familles et de rappel pour la population générale: il n’y a même pas de département officiel qui s’occupe de compter combien de cyclistes meurent sur les routes chaque année.

Nous avons passé une semaine intense à Guadalajara. Les gens de GDL en Bici nous ont même demandé de participer à une de leur Charlas (dans notre espagnol de base). Lorsque nous sommes partis par le bus de nuit pour Mexico City, nous étions épuisés mais nous étions contents d’avoir eu la chance de rencontrer tous ces gens ordinaires faisant un chose extraordinaire: bouger leur ville! Ils sont nos héros…

4 Responses to Guadalajara

  1. Dan Meyer says:

    Wish we had more bike lanes and bikes in the US. Down with cars!

  2. The Guadalajara bicycle activists are some of the most outrageously creative, passionate and dedicated – and fun – people I have encountered anywhere. Thanks for the excellent video, and for writing about them!

  3. Hello Tracy! Yes, the people of Guadalajara are extremely inspiring and fun to be with. We will never thank you enough for having put us in touch with them! We are thinking of you and hope all is well/better on your side of the isthmus.

  4. Pingback: The end? | permacyclists

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