L’Ouganda

Notre traversée de l’Ouganda en 6 semaines, nous a exposée au meilleur comme au pire. L’Est du pays càd le tronçon Busia-Jinja-Kampala est assez plaisant et les gens étaient sympas. Toutefois, à partir de Masindi, au nord-ouest de Kampala, les choses ont radicalement changé et à la fin, nous rêvions de quitter l’Ouganda le plus vite possible. Nous avons cependant rencontré des gens charmants et peut-être n’avons nous eu que de la malchance…

Nous étions en Ouganda en janvier et février 2010 et il faisait chaud et sec. Le pays est beau et il faut être prêt à grimper pas mal.

Le trajet: Nous sommes venus du Kenya par la ville-frontière de Busia sans problème particulier. Nous avons pédalé de  Busia jusqu’à Kampala en empruntant la route principale qui passe par Jinja. Lorsque nous avons quitté Kampala, nous nous sommes dirigés vers le Nord-Ouest en empruntant une longue piste très peu fréquentée jusqu’à Masindi. De Masindi, nous sommes descendus vers Hoima et puis nous avons longé le Lac Albert sur une piste magnifique. Nous sommes arrivés à Fort Portal où nous avons traversé la forêt de Kibale, suivi la route qui traverse le Parc National Queen Elizabeth ( où nous avons vu des éléphants) jusqu’à Ishasha (à la frontière du Congo). D’Ishasha nous avons suivi la piste qui traverse la forêt impénétrable de Bwindi (une expérience magique où nous avons même pu voir un gorille) jusqu’à Kabale. De Kabale, il n’y a plus que 25 km jusqu’à Gathuna, poste-frontière avec le Rwanda.

Les routes: Les routes pavées sont en bonne état mais la folie meurtrière des conducteurs ougandais nous a obligé à nous réfugier sur les pistes. Celles-ci nous permettent de voir le cœur de l’Ouganda mais nous faisons surtout du mountainbike. C’est vraiment sportif l’Ouganda à vélo! Les pistes sont en mauvais état et sont impraticables durant la saison des pluies nous a-t-on dit.

Chiens et autres animaux: Pas de chiens (ils ont trop chauds et ne bougent pas un poil lorsqu’ils nous voient) mais pas mal d’animaux sauvages. Il faut bien être sur ses gardes et être sûr de ne pas être dans le chemin d’un éléphant ou d’un gorille…

Nourriture: Comme dans toute l’Afrique de l’Est, nous retrouvons les mandazi, les chapati et les riz/haricots. L’ugali kenyan et tanzanien est remplacé par le matoke (purée de banane). Pour les végétariens, il y a peu de légumes autres que les tomates vertes, les oignons minuscules et le chou (le tout beaucoup trop cuit. Il est assez facile de trouver des rolex ce sont des chapatis roulés avec une omelette et parfois agrémentés de tomates et de chou crus. C’est très bon et pas cher.

Pour ceux qui mangent de la viande, Dave a eu parfois de très bons morceaux de bœuf ou de poulet. Pour tous, nous vous conseillons de prendre quelques doses de multivitamines dans vos bagages si vous comptez voyager longtemps).

Il faut aussi savoir que les Ougandais ne sont pas aussi lève-tôt que leurs voisins Kenyans. Ainsi, il est vraiment difficile de trouver un petit-déjeuner dans un restaurant même si vous êtes dans un hôtel. Les magasins aussi ouvrent tard (sauf parfois dans les petits villages mais ils n’ont pas beaucoup de choix évidemment). Nous vous recommandons chaudement d’amener un réchaud avec vous. Cela nous a sorti à plusieurs reprises de situations difficiles.

Dormir: Nous avons fait un peu de bushcamping, nous avons demandé l’hospitalité dans une famille Ougandaise qui nous a accueillie à bras ouverts. Nous avons planté la tente devant leur maison qui était de toute façon trop petite pour nous recevoir et nous avons apporté de la nourriture. Le lendemain nous avons donné un peu d’argent à la famille. Je sais que certains cyclistes refusent de payer quoique ce soit. Pour notre part, nous avons entendu à plusieurs reprises de la part d’expats, que si l’hospitalité est une tradition en Afrique elle n’en est pas moins une lourde imposition pour les familles ayant très peu de moyens. Nous estimons donc devoir donner ce que nous aurions payé pour une guesthouse (5 $ par exemple.) Par contre; nous avons été invité par un Tanzanien à venir dormir chez lui, là nous n’avons pas donné d’argent vu que nous ne lui avions rien demandé. Nous avons aussi planté notre tente dans un dispensaire. Sinon, il y avait pas mal de campings (magnifiques et déserts!) et quelques hôtels propres mais souvent à côté de bars très bruyants (qui est un risque partout).

L’accueil par la population locale: Alors, pour synthétiser; je dirais que de Busia jusqu’à Masindi, c’était sympa. On nous appelait mzungu bien sûr mais l’accueil était généralement chaleureux. Par contre, entre Masindi et la frontière rwandaise, nous n’avons entendu quasiment que “Mzungu give me money!”, des insultes, des rires moqueurs et parfois même de l’agressivité (notamment des hommes saouls qui étaient à l’entrée des villages). Nous considérons notre voyage en Ouganda comme l’une des expériences les plus difficiles moralement que nous ayons jamais eue. Nous avons eu tous les deux des moments où nous étions à deux doigts de devenir fous de rage. Je ne vous conseille pas d’aller faire du vélo en Ouganda pour un voyage de courte durée. Le Kenya ou la Tanzanie me paraissent être un bien meilleur choix.

We had a harder time in Uganda.  Though in the eastern part of the country we had easy and friendly interactions with people, after a time this got harder to find and we were practically pedaling our legs off to reach the border!  That said, we still met some wonderful people and it’s possible we just had bad luck for the rest.

We biked in Uganda in January and February 2010 and it was hot and dry.  It is a beautiful country, just be ready to bike the hills!

Route: We entered from Kenya at the Busia border post, which was very easy, no problems at all.  From Busia we biked the main road to Jinja and Kampala, and then headed northwest to Masindi, following a dirt road through Ngoma.  From Masindi, we headed west to Hoima and then to the shore of Lake Albert, which was a remote, beautiful spot.  Heading from there to Fort Portal, the hills began – up and down, up and down, dirt roads in terrible shape pretty much until the Rwandan border.  From Fort Portal we crossed Kabale forest, followed the eastern shore of Lake George (there are roads, they’re just not on any of the maps we have seen) and then along the length of Queen Elizabeth National Park (beautiful and relatively flat, though we had no luck with the animals) to Ishasha.

From Ishasha, we followed the dirt roads to Bwindi Impenetrable forest, crossing the park during one of the hardest stretches of the trip so far (terrible road, endless hills, aggressive kids).  The forest is beautiful though, and we had the luck to see a Gorilla along the way, so we don’t regret it in the least.

Leaving the park we headed on to Kabale and crossed into Rwanda at Katuna.

Roads:  When they’re paved, they’re good, and not quite so busy as in Kenya.  When they’re unpaved though, look out, they can be pretty terrible.  Ruts, loose stones, corrugations, clouds of dust – we moved pretty slowly most days on dirt.  But still, dirt is the best solution: Ugandan drivers are the craziest in the region by our reckoning.

Dogs: No problems!

Food: Matoke (a sort of mushed banana paste) is the national staple, which is nice on the level of nutrition even if it is still rather bland.  Beans are the best vegetarian option; for meat eaters there is a fair amount of beef, and actually sometimes it can be quite good, though there is still the chance you’ll get the stomach or cartilage piece, so buyer beware.

For breakfast, there are the standard chapati (flat bread) and mandazi (nonsweet doughnuts).  Sometimes along the street you can find people making rolex, which are not watches but a sort of burrito made of rolled chapati, scrambled eggs, and (if you’re lucky) tomatoes and cabbage – a major discovery for us, Dave can put away three or four without batting an eye…

Most towns have shops and restaurants, but Uganda’s exceptionally fertile climate has contributed to a more relaxed approach to work than in drier Kenya: you’ll be lucky to find anything open before 9.00, so carrying food with you at least for breakfast can be a good idea.  Also, most shops in rural areas have little for sale beyond rice, tomatoes, and onions.  You can usually eat for a euro or two a meal.

Sleeping:  We did some bush camping on the way to Lake Albert, we also asked for some hospitality and were warmly welcomed by a Ugandan family and at a small convent.  Otherwise though it was mostly small hotels; campgrounds were harder to find here than in Kenya.

Things shouted along the road: “Give me money!” was the one we heard the most – white people are Santa Claus in most of Uganda, so be ready for it.  Ugandan children have also somewhere acquired the habit of shouting ‘Bye!’ rather than ‘Hello,’ which at least makes for some variety…

One Response to L’Ouganda

  1. Pingback: Permacyclists » Uganda

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