COPASIMOL

Iquitos est une ville massive située en plein coeur de l’Amazonie péruvienne. La plus grande ville au monde qui n’est pas accessible par route, elle fait à la fois partie de la forêt – avec du caiman et du gibier qui apparaît sur le menu des restaurants locaux, et à la fois du monde moderne – probablement l’une des villes les plus polluées que nous ayons visitées durant notre voyage où le bruit des tuktuk à moteur ne cesse jamais.

La plupart des touristes utilisent Iquitos comme point de départ pour visiter la forêt amazonienne plutôt que la ville mais cela peut prendre jusqu’à une journée de bateau à partir de la ville pour arriver à la forêt. La région autour de la ville n’est plus qu’une coquille de la jungle que la plupart des gens imaginent comme étant l’Amazonie. La déforestation est liée à plusieurs facteurs. Par exemple, la production de céréales pour le bétail et l’élèvage du bétail lui-même destinés aux Etats-Unis et à l’Europe est un facteur déterminant de la déforestation. Il y aussi la coupe du bois pour la ville, et l’agriculture pour nourrir les campagnes comme les villes. Pour arrêter la déforestation de l’Amazonie – une priorité pour n’importe quel plan qui viserait à lutter contre le changement climatique – nous devons changer ce qu’il y a dans nos assiettes et aider les peuples de l’Amazonie à changer la manière dont ils font pousser leur nourriture.

Heureusement, c’est exactement ce que COPASIMOL et Latitud Sur sont en train de faire.

La clé de leur approche est la vigne vivace appelée sacha inchi. La plante est indigène à l’Amazonie, et est connue despuis longtemps par les locaux, ayant été cultivée par les Incas. Le Sacha inchi est réputé pour ses qualités nutritives, la seule plante qui contient des Oméga 3, 6 et 9. Elle peut donc être cultivée en treillis et aisément pressée pour en obtenir de l’huile – et revendue à un bon prix.

Ce qui rend le travail de COPASIMOL et Latitud Sur si différent cependant, ce n’est pas la culture du sacha inchi, mais c’est l’intégration de la plante dans des champs intégrés où l’ont fait pousser une forêt comestible de style permaculture qui rempli tous les besoins économiques et nutritifs de la famille sur toute une année. Bananes, yucca, maïs, cacahouètes, patates douces – tous cultivés en bio pour la subsitance de la famille et dans un système de rotation qui tourne autour de la plante sacha inchi, qui est au coeur de la survie économique de la famille. Ce nouveau système implique que la famille peut avoir tout ce dont elle a besoin pour vivre, sans devoir couper de nouveaux pans de forêt et d’ouvrir des terres selon la méthode “slash and burn” qui est utilisée depuis longtemps.

Les idées derrière ce projet sont claires et sincèrement révolutionnaire. Nous avons vu ces parcelles qui sont aujourd’hui luxuriantes et vertes qui avant étaient des déserts. Alors que le système est toujours en train d’être amélioré, la récolte est chaque année plus abondante et de plus en plus de familles dans la région veulent devenir membres de COPASIMOL et commencer à planter le sacha inchi.

C’est du travail impressionnant et un grand signe d’espoir pour le future de la planète entière.

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