Malawi

Photos disponibles ici

Voici notre dernière mise-à-jour pour la partie africaine de notre voyage! Je vous présente d’ores et déjà mes excuses pour une mise-à-jour un peu plus longue que les dernières mais j’ai beaucoup de choses à vous raconter!

Après avoir arrêté de pédaler à Nampula, dans le Nord du Mozambique, nous avons embarqué nos vélos et tout notre barda sur des camions, des bus et autres trains pour arriver à Lilongwe, capitale du Malawi quelques jours plus tard. Là, nous avons proposé notre aide pendant deux semaines au Centre de Permaculture de Lilongwe, lancé en novembre 2009. Le centre (www.naturesgiftpermaculture.org) est tout jeune mais c’est incroyable ce qu’une équipe motivée est parvenu à y faire: il y a des cours de jardinage pour les gens venus de tous horizons, des paniers bio et de superbes jardins de démonstration.

C’est le meilleur exemple de ce que la permaculture peut offrir à l’échelle commerciale que nous ayons vu jusqu’à présent.

Nous avons aussi rencontré les Nordins, un couple d’Américains passionnants, modestement installés dans un des quartiers de Lilongwe depuis 8 ans et qui petit à petit sont parvenus à faire passer le message sur la permaculture à tout le voisinage (www.neverendingfood.org).  Biswick, un jeune homme  du coin très doué qui a très vite compris les bienfaits de la permaculture est parti tenter l’expérience dans son village. Nous avons eu l’immense privilège de visiter ces deux endroits.

Il est difficile d’exprimer ce que l’on ressent face à des villages africains où la saison des pluies n’est plus “la saison de la faim” car il y a à manger toute l’année grâce à une diversification des cultures et du mode alimentaire, des villages où il y a de l’eau toute l’année même à la fin de la saison sèche de 9 mois grâce à quelques aménagements simples et gratuits permettant une récolte intelligente des pluies abondantes, des villages où la malaria n’est presque plus un problème car les endroits de reproduction des moustiques ont été  intelligemment plantés et ménagés et enfin, des villages où produire de la nourriture n’est pas un travail qui brise le dos des femmes car la permaculture c’est avant tout la promotion de techniques limitant au maximum le travail et les efforts pour un maximum de résultats.

Face à l’enthousiasme contagieux de Biswick, il est difficile de ne pas se laisser emporter par un optimisme devenu finalement assez rare chez nous ces derniers temps (ok, j’admets que je n’ai probablement jamais été une optimiste).Mais en voyant ces villages verdoyants, pleins de vie, il est impossible d’échapper à l’évidence:  la permaculture peut sauver l’Afrique, le monde même!

Cela fait un bien fou d’enfin entendre des étrangers dire que l’Afrique est riche: “Avec un climat pareil, le Malawi peut faire pousser plus de 600 sortes de plantes, ajoutez à cela une main-d’œuvre abondante, et le Malawi devrait exporter de la nourriture aux USA et pas l’inverse!” nous explique Kristof Nordin. “Avec quelques techniques de base, tout peut pousser ici. Les famines qui s’y sont produites ces dernières années sont liées à la monoculture du maïs commencée il y a 60 ans (et imposée par un dictateur aujourd’hui parti). Aujourd’hui beaucoup de Malawiens disent qu’attaquer le maïs c’est attaquer leur culture mais c’est faux, leurs grands-parents ne mangeaient pas de maïs mais bien des centaines d’autres plantes quasiment disparues aujourd’hui!”.

L’histoire du maïs en Afrique est passionnante mais trop longue pour ce blog, par contre, nous pouvons vous dire que tous les pays visités utilisent le maïs comme la base de leur alimentation. Partout, les gens mangent de la pâte faite à partir d’eau et de farine de maïs, de préférence la plus blanche possible. Le problème est que cette nourriture, très “bourrante” n’est absolument pas nutritive et que le maïs ne peut pousser que dans des conditions parfaites, la moindre petite sècheresse et ce sont des pays entiers qui n’ont plus rien à se mettre sous la dent. Et c’est comme cela qu’il y a des millions d’enfants qui ont de gros problèmes de croissance et de développement intellectuel dans un climat où le mot “abondance” devrait être un euphémisme.

Nous sommes donc loin du discours misérabiliste qu’adoptent pas mal d’ONG sans vision et omniprésentes au Malawi (cela n’a pas empêché les famines de 2002 et de 2005. Mais que font-elles ces ONG et ces agences de développement???? Aujourd’hui, ces ONG et agences proposent d’investir des millions de dollars pour enrichir le sucre ou le beurre de cacahuète avec des vitamines et minéraux. Dans le genre “on ne touche pas au vrai problème” on fait difficilement mieux ). Bien sûr, il faudrait une énorme dose d’éducation et il faudrait secouer quelques préceptes (agri)culturels mais cela est vrai pour tous les problèmes qui plombent notre belle planète. En effet, il faudrait aussi éduquer le milliard d’êtres humains surnourris ainsi que tous les êtres humains qui surconsomment. Pas facile mais pas impossible non plus.

Cette obsession des Africains pour le maïs n’est que l’un des éléments que nous avons pu retrouver dans tous les pays visités pendant nos 16 mois de voyage. Malgré les très nettes différences qui existent entre chaque pays (par exemple, la Tanzanie et l’Ouganda, sont voisines mais sont incomparables à plein de niveaux!) et le fait qu’il est impossible de parler de l’Afrique comme s’il s’agissait d’un pays, il y a cependant une sorte de cohérence entre les différents pays de l’Afrique subsaharienne, une sorte d’huile essentielle que nous avons pu retrouver après chaque passage de frontière.

Ainsi la grande résilience, l’infinie patience, l’aisance à établir des contacts avec d’autres humains, le respect pour la vieillesse, l’hospitalité, la facilité à exprimer l’allégresse, la politesse très codée, la débrouillardise généralisée, le sens de la communauté et aussi la jeunesse énergétique sont parmi les choses positives qui nous ont frappées au quotidien. L’Afrique que nous avons vue a un potentiel humain absolument époustouflant. Partant, l’une des choses qui m’a rendue le plus triste pendant ce voyage c’est le gaspillage de ce potentiel. Combien de prix Nobel, de boursiers Rhodes, de boursiers de génie Mc Arthur sont gaspillés tous les jours sur ce continent à cause de la malnutrition, d’un système d’éducation déplorable et des dizaines d’autres facteurs qui font que l’Afrique est comme elle est?

Mais les raisons de ce gaspillage sont aussi ironiquement souvent liées aux aspects que nous pensons être les plus positifs de la société Africaine: la résilience, la patience et la débrouillardise par exemple  impliquent un plus grand degré de tolérance envers des dictateurs monstrueusement cratopathes, une infrastructure et des services publics quasi-inexistants, des ONG souvent incompétentes, et une vie généralement (très) difficile.

Le sens de la communauté, un sens qui est trop perdu en occident et que l’Afrique pourrait nous enseigner, implique d’un côté un système qui met en place les fameux “Big Men”, des africains qui ont réussi (généralement dans la politique) et en échange d’un support économique sans fin pour leurs familles, leurs amis, les membres de leur ethnies (le cercle s’élargit en fonction de leurs richesses et pouvoir) ils reçoivent respect et une place spéciale dans leur communauté. Il est évident que les “petits” big men sont essentiels pour pallier l’inexistence d’une quelconque sécurité sociale mais il n’est pas difficile de voir  en quoi ce système est la voie royale vers une corruption débilitante.

De l’autre côté, le sens de la communauté est à l’origine d’une jalousie collective qui empêche beaucoup d’esprits entreprenants ou différents de vraiment se sortir de la pauvreté générale. Celui qui réussit mieux que les autres est immédiatement rappelé à l’ordre par des accusations de sorcellerie (omniprésente!), de sabotage ou ultime sanction, un rejet de la communauté. Nous avons pu observer ces choses de près lorsque nous avons passé du temps avec des Africains plus créatifs que la moyenne. Biswick par exemple, est régulièrement accusé de sorcellerie et de satanisme. A défaut de pouvoir être tiré vers le haut, la communauté tire tout le monde vers le bas. Un autre exemple, ce sont les marchés où les vendeurs vendent les deux mêmes légumes (généralement tomates et oignions). Un véritable casse-tête pour l’étranger qui désire répartir au mieux ses dollars dans une communauté qui en a désespérément besoin.  A qui acheter? à la vieille dame ou à la jeune mère? Et puis, à quelle vieille dame et à quelle jeune mère, il y a en a au moins dix qui vous supplient de leur acheter quelque chose?

Ces différents aspects du sens de la communauté paraissent contradictoires quelque part mais ils coexistent assurément en Afrique sub-saharienne.

Je pourrais vous parler pendant des heures de ce que nous avons appris sur la culture commune aux Bantous. Comme par exemple, cette capacité naturelle à partager les biens matériels avec d’autres mais une réticence obstinée à partager le savoir (gratuitement). En tant que voyageurs occidentaux, venant d’une culture où nous ne donnons rien de matériel mais échangeons constamment des informations, nous avons mis des mois à comprendre ça! Ainsi, obtenir des indications claires pour se rendre à un endroit précis était un parcours du combattant pour nous (et le sera toujours). La question “Où puis-je trouver le puits du village?” est généralement suivie par un geste imprécis dans une certaine direction et lorsque vous demanderez plus de précisions vous recevrez le même geste imprécis appuyé par un regard ennuyé. Bon, OK, il faut juste répéter l’opération jusqu’à ce que le geste imprécis aille dans la direction opposée, le puits n’est plus très loin.

Ou encore, une gentillesse et une capacité quasi-infinie pour l’hospitalité font partie du quotidien du voyageur en Afrique. “Welcome!” “Hello! How are you?” résonnent de toute part lorsqu’on se promène en rue mais de l’autre côté, malheur à celui qui paie pour un service, comme dans un restaurant ou dans un hôtel, il ne recevra de la part du serveur ou de l’hôtelier qu’un regard ennuyé au mieux, fâché au pire. Le moins que l’on puisse dire c’est que l’Afrique n’est pas une société de services. Pour des raisons que nous ignorons complètement c’est comme si payer un africain pour être gentil lui enlevait toute envie d’être gentil. Bien sûr, tous les serveurs ne sont pas léthargiques ou méchants mais ils sont plutôt l’exception qui confirment la règle.

Un autre exemple que nous avons mis des mois à comprendre, parce que nous étions coincés dans nos mentalités occidentales – et le sommes encore toujours- c’est que généralement lorsqu’un Africain vous demande de lui donner quelque chose (votre vélo par exemple) c’est un compliment plutôt qu’une réelle demande. En effet, il est très impoli de faire des compliments directs aux gens à cause du risque d’attirer des mauvais esprits ou des mauvais sorts. Un Africain ou un étranger expérimenté répondrait par une blague qui cacherait d’un côté un non poli, de l’autre un merci pour le compliment.( Bien sûr, cela se complique dans les pays envahis par les ONG où les gens habitués à recevoir des choses gratuitement veulent vraiment que vous leur donniez la chose demandée). Ce genre de subtile rhétorique est le produit d’une culture essentiellement orale. Même sans comprendre la langue, il est fantastique de voir un paysan sans éducation au delà de la 3ième primaire, se lever lors d’une occasion spéciale pour donner un discours de vingt minutes avec une aisance qui laisserait pantois les ténors du Barreau parisien.

Un autre aspect typique de l’Afrique subsaharienne est l’omniprésence de la jeunesse: 50% des africains ont moins de quinze ans. Les enfants sont partout! Pas un jour ne passe sans que je ne tombe amoureuse d’un sourire, d’une petite voix qui dit “Howwayou?” ou d’un regard timide qui joue à cache-cache. Je vous souhaite à tous de faire un jour l’expérience de passer à côté d’une école, de lancer un “How are you?” à la ronde et d’entendre 200 gosses qui répondent à l’unisson “I am fine!”.

Et c’est justement pour ces enfants que j’ai tellement de colère en moi. De la colère envers bien évidemment ces dictateurs qui laissent leurs concitoyens dans la misère mais aussi et surtout de la colère envers tous les riches de ce monde qui volent l’avenir de ces enfants en détruisant la planète à petit feu pour satisfaire des envies qui ne les rendent même pas heureux..

Je sais bien évidemment que la plupart des gens ne consomment pas POUR détruire notre planète mais les signes de cette destruction sont partout et il est vraiment temps que nous arrêtions le massacre. Ce qui nous a le plus mis le bourdon ces derniers seize mois c’est l’omniprésence de la marque humaine partout où nous allions: déforestation, désertification, urbanisation sans règles, pollution des eaux, des sols, de l’air, mauvaise gestion des déchets, agriculture chimique, destruction des habitats naturels, et j’en passe. L’Afrique est par ailleurs le continent le moins développé de tous! L’ampleur de la destruction laisse craindre le pire pour l’avenir.

Parce que l’avenir, c’est le changement climatique. C’est le plus grand défi que l’espèce humaine ait jamais eu à affronter. Le terrorisme, la guerre froide, la grippe aviaire etc ne sont rien à côté du risque de voir, parmi d’autres effets, des méga-sécheresses, des méga- ouragans et le niveau de la mer monter de plusieurs mètres d’ici quelques décennies si nous ne changeons rien à notre façon de vivre.

D’ailleurs, même si nous arrêtons d’émettre le moindre gramme de CO2 demain, nous devrons tout de même gérer une nouvelle planète où il fera en moyenne 1.5°C plus chaud que lorsque notre civilisation est née. Les conséquences de ce réchauffement seront très lourdes et il est fondamental qu’à l’instar des Néerlandais, des Britanniques et des Bangladeshis , nous nous y préparions.

Et bien sur, il se trouve que l’Afrique, le continent le moins responsable de tout ce problème, est aussi par une cruelle ironie du sort celui qui souffrira le plus de ses conséquences. Ceci est à mon humble avis la plus grande injustice de tous les temps.

C’est pour cela que pour Dave et moi, l’idée de quitter l’Afrique aujourd’hui pour reprendre une vie pépère dans une maison proprette, un boulot traditionnel avec 2,4 enfants serait comme cracher au visage de chaque personne rencontrées sur ce continent. Autrement dit, c’est impensable.

Alors voilà, après des mois de discussions, de réflexion, de rencontres, de lecture, nous avons un peu modifié nos futurs projets.

En très gros, nous nous sommes rendus compte qu’il est urgent et fondamental que toutes les personnes qui en ont la capacité s’engagent dans la lutte pour sauver notre planète.

Vu l’échec total de Kyoto, la débâcle de Copenhague et le minuscule accord obtenu à Cancun, il est devenu manifeste que la solution doit venir d’en bas. Il est évident que pour une myriade de raisons, le monde politique ne prête qu’une oreille distraite aux cris d’alarme de la communauté scientifique et qu’il nous appartient à nous, les citoyens de ce monde, de l’obliger à les entendre et à réagir. Pas demain, pas en 2015 mais aujourd’hui.

Ce n’est pas un petit défi. D’autant plus qu’il y a encore pas mal d’incertitudes, d’incompréhension et d’ignorance sur le sujet du changement climatique parmi la majorité des gens. Nous mêmes, qui sommes quand même pas mal engagés pour l’environnement, n’avons réalisé l’urgence de la crise que très récemment (bon, vivre dans le bush africain n’aide pas) et nous avons passé l’essentiel des ces dernières semaines à lire tout ce que nous pouvions trouver sur le sujet. Nous allons donc plus travailler sur notre section “ressources” pour y mettre une liste des livres, des sites internet et des documentaires classés par thème que nous avons trouvé utiles pour comprendre les problèmes.

Les problèmes mais aussi les solutions car la très bonne nouvelle c’est que les technologies et les idées nécessaires pour nous sortir de l’impasse existent déjà et qu’il suffit que nous les appliquions et que nous exigions de nos gouvernements qu’ils les appliquent aussi.

Oui! le défi est énorme et l’échelle des changements nécessaires donne le tournis mais lorsqu’on voit l’effet que peut avoir un homme qui s’immole par le feu en Tunisie sur toute une région du monde, il est difficile de ne pas voir que nous avons tous un pouvoir énorme et que le changement peut arriver très vite.

Alors voilà, pas de défaitisme, pas de pessimisme noir, pas de cynisme, pas de climato-scepticisme il faut juste bouger. Pour nous qui serons là quand ça va péter, pour tous les enfants qui n’ont absolument rien demandé et pour ceux qui n’ont jamais contribué au problème. On parle quand même du risque de l’extinction de l’espèce humaine ici. Même Lady Gaga, Justin Bieber et Prison Break risquent de disparaître. Ça vaut la peine de se battre,non ?

En tout cas pour Dave et moi la voie à suivre est claire. Nous nous sommes rendus compte que l’heure de faire le tour du monde à vélo est passée (et en fait c’est le cas toutes les activités humaines qui ne font rien pour aider dans la lutte contre le changement climatique). Il est temps de nous rendre utiles. Donc, nous rentrons voir nos familles pendant quelques semaines, et à partir de début avril nous allons descendre de New York jusqu’à Rio di Janeiro en transport en commun que nous voudrions atteindre avant mai 2012, moment du prochain sommet de l’ONU sur le développement durable. C’est là que sera discuté l’essentiel de la suite de Kyoto. Probablement l’une des dernières chances de sauver notre climat. En vue de ce sommet, nous allons travailler pour des organisations comme ATD Quart Monde et 350.org (une super organisation! Checkez leur site!) et faire ce que l’on peut (cuisiner, préparer des power points, s’enchaîner à un arbre ou être aveuglés par des gaz lacrymogènes, qui sait??).

En chemin, nous allons nous arrêter dans un maximum de fermes bio (surtout permaculture qui fait vraiment, vraiment, vraiment, entièrement partie de la solution!) pour apprendre notre futur métier. Nous avons envie de nous installer sur un petit morceau de terre d’ici la fin 2012, de produire des fruits et légumes sains à de bons prix pour notre communauté, de faire ce que l’on peut pour rendre notre ferme carbone-négative et de rejoindre le mouvement de plus en plus actif qui lobby les gouvernements du monde entier pour prendre les décisions qui ne peuvent être prises par des citoyens ordinaires.

Quant à notre site internet, nous voudrions le garder même si nous ne méritons plus le qualificatif de  cyclistes (nous en sommes très tristes d’ailleurs!). Dorénavant, le site contiendra des récits de voyage mais aussi des  compte-rendu sur les initiatives, les idées, les projets, les inventions et les technologies qui font parties de la solution que nous découvrirons en route ou ailleurs. (si vous avez des suggestions surtout francophones, écrivez-nous!). Ce seront donc aussi les sections “permaculture” et “ressources” qui seront misent à jour régulièrement.

Je terminerai par vous dire que Dave et moi avons espoir en l’avenir parce que s’il est vrai que l’homme est un singe nu mal adapté aux réalités du 21ième siècle, il est surtout un génie au cœur d’or ! Si vous en doutez, je vous conseille de jeter votre télé par la fenêtre!

Voilà, maintenant, allez vite sur notre section ressources et lisez, lisez, lisez tout ce que vous pouvez!

La prochaine fois que nous vous écrirons ce sera des Etats-Unis. Un bon choc culturel en perspective!

Merci mille fois de m’avoir lue, désolée pour la longueur de mon texte et j’espère que je ne vous ai pas trop embêtés!


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6 Responses to Malawi

  1. Ilke says:

    Thank you so much Dave and Anna!!! To share these thoughts and the experiences. I hope we can see eachother once you can take a breath. Maybe to plant some trees with us in Belgium at our tree planting event 20 March ?
    Hugs
    Ilke

  2. Tysa says:

    Dave and Anna,
    Thank you for 12000 + km of seeing Africa through your eyes. I am envious to see an action which makes sense in your sphere and pray that I might find one in mine.
    I remain changed by Africa, a fact which can not be altered, and that is for the good. I remain frustrated and looking to be hopeful, to find a real way to proceed in Maternal Mortality, now 553/100,00 births , an unspeakable number . (you know from being there though , the folly of numbers or census of any kind since most folks don’t live on any kind of national scale, but rather day to day, counting only on themselves and thier local community….they expect nothing from thier governments and from what I have seen,they get less. they are never really counted, they don’t count to their governments, so why do it)
    I continue to read the experts in Africa on maternal mortality talk about increasing the number of healthcare providers, getting helthcare into a place where no mother is more than 25K from help , but gosh, this seems unlikely.
    I continue to try, and like the environment, it is theoretically possible to minimize the damage, it is just a question of making it a reality. It wont work by lipservice and/or by well meaning completely confused unrealistic organizations who deal with the government, (the bridge joke) or whether we will be able to find a way to really on a community level. I am trying to be hopeful, you are younger than me though.
    It becomes time that those of us who want to work anonymously and with our hands, and who have fallen in love with Africa step forward…not going in money first ,( although it doesnt hurt when not used as bribes for people to come listen which then breeds the whole payoff culture, or to some government official for that fictitious bridge, )
    Thank you for a year and a half of beautiful insights,
    T

  3. Tysa says:

    Dave and Anna,
    Thank you for 12000 + km of seeing Africa through your eyes. I am envious to see an action which makes sense in your sphere and pray that I might find one in mine.
    I remain changed by Africa, a fact which can not be altered, and that is for the good. I remain frustrated and looking to be hopeful, to find a real way to proceed in maternal mortality, now 553/100,00 births , an unspeakable number . (you know from being there though , the folly of numbers or census of any kind since most folks don’t live on any kind of national scale, but rather day to day, counting only on themselves and their local community….they expect nothing from their governments and from what I have seen,they get less. they are never really counted, they don’t count to their governments, so why do it)
    I continue to read the experts in Africa on maternal mortality talk about increasing the number of healthcare providers, getting helthcare into a place where no mother is more than 25K from help , but gosh, this seems unlikely.
    I continue to try, and like the environment, it is theoretically possible to minimize the damage, it is just a question of making it a reality. It wont work by lipservice and/or by well meaning completely confused unrealistic organizations who deal with the government, (the bridge joke) or whether we will be able to find a way to really heip on a community level. I am trying to be hopeful, you are younger than me though.
    It becomes time that those of us who want to work anonymously and with our hands, and who have fallen in love with Africa step forward…not going in money first ,( although it doesnt hurt when not used as bribes for people to come listen which then breeds the whole payoff culture, or to some government official for that fictitious bridge, )
    Thank you for a year and a half of beautiful insights,
    T

  4. roxane says:

    Super! Je suis émue de lire toutes ces réflexions intelligentes, cette énergie que vous avez, ce sens de l’engagement! Et puis c’était vraiment génial de vous revoir à Ixelles et de discuter de tout ça! Bonne continuation à vous, c’est super ce que vous faites! Tout gros bisous!

  5. bonjour depuis la Dordogne,
    je ne laisse pas souvent de commentaire mais je suis toujours contente de lire vos articles, moi non plus je ne fais plus trop de velo, mal aux genoux et trop de distances et de cotes ici.. j’ai du me resoudre a acheter une voiture, mais à part ca mon mode de vie est beaucoup plus ecologique qu’a Paris.
    je n’ai pas encore lu tout cet article, mais on pourrait peut etre se voir bientot a Bruxelles ..
    bises
    Françoise

  6. Laurence says:

    Chers Annabelle et Dave,

    J’ai beaucoup pensé à vous ces derniers jours, surtout depuis qu’un méchant recruteur m’ait dit ‘votre CV transpire l’idéalisme! Réveillez-vous de votre monde de Bisounours, vous allez vous faire bouffer par le monde du travail!’… Quelle baffe en pleine figure…

    Comment vivre dans le monde occidental en ne se laissant pas ‘bouffer’, en effet… je suis sûre qu’il y a mille et une manières, mais à nous de trouver les plus adaptées… A nos livres donc, comme tu dis (pour commencer). J’ai quelques lectures en perspective, mais plus sur le changement climatique en général, des réflexions sociologiques et d’autres critiques de maintes disciplines. Pas grand chose jusqu’ici, mais je compte bien élargir cela lors de mes qqs mois de chômage à venir… et toi, shit happens, mais ça comporte du positif aussi.

    Je suis heureuse de me rendre compte que je ne suis pas la seule à penser que ce monde doit changer, ça donne de l’espoir, mais en même temps toujours plus de questions aussi.

    Portez-vous bien, je suis de tout coeur avec vous et vous remercie de votre enthousiasme débordant. Je vous suis, de loin certes, mais je vous suis…

    A bientôt!
    Laurence

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