Botswana

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Le soleil descendait à toute vitesse et nous étions encore loin du prochain village. Nous avions déjà 105 kilomètres dans les jambes et la perspective de faire 30 kilomètres de plus, dans le noir, ne m’enchantait pas du tout. En fait, j’essayais de convaincre Dave de planter la tente juste là, à quelques mètres de la route, personne ne nous verrait et nous passerions une nuit tranquille. “De toute façon, il n’y a pas d’animaux dans ce stupide parc national!” conclus-je mon plaidoyer. C’est évidemment au moment où j’achève ma phrase que nous voyons les premiers animaux sauvages en deux jours à vélo dans le parc de Bwabwata, au Nord de la Namibie. Nous nous trouvons au milieu d’une dizaine d’éléphants allant se rafraîchir à la rivière de l’autre côté de la route. Nos cœurs palpitent mais avant même d’avoir eu le temps de faire le moindre geste, les éléphants nous tournent le dos et s’enfuient en courant. Nous n’avons pas cherché à comprendre pourquoi des bêtes de quatre tonnes ont peur de deux cyclistes et nous avons achevé notre trajet de 135 kilomètres juste de l’autre côté de la barrière électrique protégeant le staff du parc d’une invasion animalière.

Nous nous trouvions alors dans le Caprivi strip, une petite languette de Namibie logée entre le Botswana et l’Angola qui a servi de base militaire Sud-Africaine dans les années 1970-1980. Les traces de ce passé se lisent sur les visages  suspicieux des habitants des rares villages le long de la route ainsi que dans les noms de ces villages, comme celui d’Omega III où nous avions campé la veille.

L’avantage logique des longues journées de vélo c’est que nous parvenons plus rapidement à destination et nous étions donc ravis de passer le poste-frontière du Botswana (ultra-moderne mais complètement désert) en date du 1er juillet, jour national de Sir Seretse Khama, le premier président du pays. Nous étions particulièrement excités d’arriver ce jour-là car nous avions récemment lu “Colour Bar” de Susan Williams (Ed. Penguin), où elle retrace avec brio, sur base d’archives rendues publiques il y a peu, le véritable parcours du combattant que Seretse Khama a mené avant de devenir président.

En effet, Seretse Khama, héritier du trône du royaume des Bamangwata qui faisait alors partie du protectorat britannique de Bechuanaland, avait commis l’impardonnable erreur d’épouser une anglaise blanche lors de son séjour à Oxford. Le gouvernement britannique,  terrorisé à l’idée de fâcher les gouvernements sud-Africain et rhodésien, entama alors une campagne scandaleuse  pour empêcher Khama d’arriver au pouvoir. Tous les coups étaient permis et le gouvernement britannique n’a pas hésité à forcer Khama et son épouse en exil  pendant 6 ans à Londres alors que les habitants du royaume (hormis les blancs, horrifiés à l’idée qu’un mariage mixte puisse exister) s’étaient prononcés par consensus sur le fait que la couleur de peau de l’épouse du roi n’avait aucune importance et qu’ils ne voulaient être gouvernés que par Seretse Khama.

Par un heureux concours de circonstances, le gouvernement a finalement accepté le retour de Seretse Khama dans son pays qu’il a mené vers l’indépendance en 1966. C’est peu après que d’énormes gisements de diamants ont été découverts au Botswana. Cette source de richesse, inespérée dans un pays semi-aride habité par des pastoralistes dénués, a été habilement exploitée par le gouvernement botswanais, lequel peut se targuer aujourd’hui d’être parmi les deux exemples communément cités de réussite en Afrique (l’autre étant l’île Maurice).

Malgré le fait que Seretse Khama était un être particulièrement exceptionnel, nous sommes déçus de n’apercevoir aucun signe de commémoration, outre les banques fermées, dans les rues de la première ville après la frontière.

Le lendemain, nous poursuivons notre route longeant la rive ouest du fleuve Okavango. Nous avions décidé de visiter les montagnes de Tsodilo, un lieu sacré pour les San, les chasseurs-cueilleurs qui peuplaient à l’époque toute la région de l’Afrique du Sud et rendus populaires par le film “Les dieux sont tombés sur la tête”.
C’est en lisant le beau récit de voyage “The lost world of the Kalahari” de Laurens Van der Post que nous avions eu l’idée de changer notre trajet pour arriver à ce lieu, loin du parcours touristique habituel. L’explorateur sud-Africain est parvenu à partager avec ses lecteurs la magie du site où sa longue expédition à la recherche des San l’avait conduit en 1957.

Cette réussite a cependant été lamentée par le même Van der Post, tout contrit, dans son livre “The voice of the thunder” lorsqu’en revenant sur les lieux en 1980 il y découvre avec horreur les dégâts causés par le tourisme.

Tsodilo n’est certes pas le seul endroit au monde a avoir été gâché par le tourisme (je pourrais vous parler de Zanzibar par exemple pendant des heures) mais l’histoire dramatique des San lui donne un caractère particulièrement tragique.

Les San sont des êtres humains mythiques qui ont inspiré de nombreuses thèses d’anthropologie et l’action d’innombrables ONG, notamment à cause du fait horrifiant qu’ils sont en voie de disparition. Ils étaient présents en Afrique du Sud depuis plus de 20.000 ans  lorsque les Bantus descendus du Nigeria- Cameroun ont commencé à convoiter leurs terres afin de s’y installer comme agriculteurs. Les San qui n’ont pas été tués ou absorbés par les Bantus devenus majoritaires étaient repoussés vers les régions plus inhospitalières au Sud. Le sort des San fut définitivement scellé par l’arrivée des Blancs qui menèrent de véritables campagnes d’extermination du 17ième au 20ième siècle.

Les San, attaqués au Nord comme au Sud, ont donc vu leur nombre drastiquement diminuer et leur territoire réduit à une peau de chagrin. Face à l’ampleur du massacre, le Botswana, qui  reste la demeure de 60% des 100 000 San survivants, a créé la Central Kalahari Game Reserve ou CKGR afin de leur permettre de continuer de vivre leur mode de vie unique.

Deux éléments sont venus perturber ce relatif “happy end”: premièrement, le gisement de diamant le plus riche au monde a été découvert dans le CKGR dans les années 1980 et deuxièmement, des conservateurs européens ont accusé les San – plutôt que de longues périodes de sècheresse- d’être les responsables de la disparition des animaux dans la réserve. Il n’en fallait pas plus au gouvernement botswanais pour en reprendre le contrôle. Ce regain de contrôle  a pris la forme d’une part, de limitations drastiques du droit de chasse des San et d’autre part, de relocalisations forcées dans des villages déprimants situés en dehors de la réserve. Après plusieurs vagues d’expulsions, la Haute Cour du Botswana a jugé, dans un arrêt de 2006, ces relocalisations illégales et anticonstitutionnelles. Le gouvernement n’a pas daigné y donner suite et le 21 juillet 2010, la même Cour a interdit aux San l’accès au seul point d’eau de la réserve, rendant de facto caduc l’arrêt de 2006.

L’avenir des San est donc très incertain et il faut espérer que la pression internationale parviendra à faire changer le gouvernement botswanais de direction.

Nous étions cependant choqués d’apprendre qu’en 2009, un grand complexe touristique (ce qui implique piscine, toilettes européennes etc) avait été construit en plein milieu du CKGR!

Business et droits de l’homme font rarement bon ménage…

Nous étions également frappés d’entendre Tsetsana, notre guide San à Tsodilo, nous expliquer que des animaux sauvages allaient être amenés à Tsodilo afin d’attirer plus de touristes. A croire que visiter un site sacré avec plus de 2500 peintures pariétales vieilles de plus de 5000 ans n’est intéressant que s’il y a des lions en prime…

En tant que guide particulièrement sympa, Tsetsana nous a aussi amenés à un concours de danse sur le thème du SIDA (le Botswana détient le triste record du plus haut taux d’infection HIV) et de la drogue dans le village. Il était fascinant de voir des hommes et des femmes San  participer à des danses traditionnelles bantus avec les autres villageois en setswana. Il y avait beaucoup de couples mixtes et nous avons pu voir comment une absorption paisible des San dans la culture majoritaire était à l’œuvre.

Moins paisibles étaient les villages de Kuke et D’Kar par lesquels nous sommes passés un peu plus tard. Le premier correspondait parfaitement à mon image d’un camp de réfugiés délabré et égalait en misère les villages Rroms que nous avons traversés en Roumanie, le second était un temple de l’activité ONGique dans la région: superbes bâtiments neufs faisant office de musées, de centres touristiques ou de centres d’artisanat San surgissant dans des rues poussiéreuses où déambulaient des hommes désœuvrés et ivres à trois heures de l’après-midi. L’extrême pauvreté se lisait sur tous les visages et nous en sommes partis très vite avec un mal de ventre indescriptible. Il est parfois trop pénible de regarder l’histoire de l’Homme dans les yeux.

Lorsque nous interrogeons Adam, un chercheur canadien qui écrit sa thèse sur les ONG  travaillant avec les San, il nous explique ne pas encore savoir si Kuke est un camp de réfugiés ou un camp de travail forcé (il y a une carrière à quelques kilomètres) et qu’il n’ y a absolument aucune coopération entre les ONG “s’occupant” des San…

Nous poursuivons cependant notre voyage sur une note beaucoup plus positive: l’exploration en mokoro (barque en bois à fond plat) du mythique delta de l’Okavango qui nous faisait déjà de l’œil en Belgique lorsque, à défaut de vraie nature, nous étions scotchés devant “Planet Earth” (superbe documentaire de la BBC qui traite notamment de ce delta intérieur). Le fleuve Okavango naît des pluies angolaises et termine sa course en plein milieu du désert du Kalahari. Presque comme par magie, le delta de l’Okavango a la particularité de ne jamais complètement s’assécher et l’eau y reste toujours fraîche. Le delta est un ensemble superbe d’énormes étendues de papyrus, de joncs et de nénuphars  parsemées de petites îles fertiles où se pressent baobabs, palmiers et grands arbres endémiques au delta que des dizaines de milliers d’hippopotames, d’éléphants, de buffles, d’antilopes et de zèbres partagent en plus ou moins grande harmonie avec les populations locales.

Par chance, nous sommes tombés sur une petite association locale de polers qui pour un prix ultra compétitif (voir la section “pour cyclistes”) nous ont offert une expérience très forte dont nous sommes revenus enchantés et encore plus touchés par la beauté infinie de la Nature.

Notre guide, John, un natif du delta, nous a embarqués avec toute son expérience sur son mokoro pour un voyage de deux jours inoubliable. Les pluies angolaises cette année ont été exceptionnelles et nous avons pu monter dans le mokoro 6 kilomètres avant le point d’embarquement habituel. Nous avons glissé pendant plus d’une heure au-dessus de chemins de sable et des champs des villageois, entre les vaches et les ânes, avant de quitter le monde dominé par les humains. John a ramé pendant cinq heures le long de petits chemins pas plus larges que la barque tracés par les pêcheurs à travers des champs de papyrus et de joncs. Tout au long du trajet, il ne manquait jamais de nommer les centaines d’oiseaux et d’insectes que nous croisions.

Nous étions en telle extase devant ce microcosme que nous en avions oublié les plus grosses bêtes qui habitent le delta. Nous avons donc été particulièrement surpris lorsqu’un hippopotame mal-léché nous a chargés. Voir cet animal préhistorique de plusieurs tonnes courir à toute vitesse, nous a rapidement fait prendre conscience de la précarité de notre embarcation. Sachant tous que l’hippopotame est le plus grand tueur en Afrique, nous étions tous bien silencieux!   Heureusement, John a su d’une main experte nous tirer de ce mauvais pas. Nous avons aussi pu observer de très près les trois magnifiques éléphants qui cherchaient l’ombre du baobab à 30 mètres de notre campement sur une île perdue dans le delta dont il est impossible de saisir l’immensité.

Juste avant de commencer à rédiger ce texte cependant, nous avons lu dans le livre passionnant “When the rivers run dry” de Fred Pearce (un must-read!!) que l’Angola et la Namibie avaient le projet de construire des barrages sur l’Okavango pour l’irrigation et pour la production d’hydroélectricité. Le débat fait encore rage entre les écologistes scandalisés et les ingénieurs sur les conséquences de telles constructions mais nous espérons que ces derniers n’oublieront pas le Rio Grande, la mer d’Aral, le fleuve Jaune et tous ces autres joyaux de la nature détruits à jamais par l’arrogance humaine.

Après notre expérience absolument magique dans le Delta, il était un peu difficile de reprendre la route qui était ennuyeuse au possible. En effet, le paysage est celui d’un désert au sable grisâtre et à l’apparence sale, le bord de la route est complètement dépourvu de végétation et l’absence de collines empêche d’avoir une vue à plus de 20 mètres. Pédaler un millier de kilomètres dans un paysage aussi peu excitant est un défi mental plus que physique. Les vaches, les ânes et les chevaux (les premiers que nous voyons en Afrique) sont les rares distractions que nous offre la fameuse Trans-Kalahari Highway. Les rencontres avec d’autres êtres humains sont rares aussi. Nous campions dans le bush quasiment tous les soirs car le Botswana est le paradis des touristes qui ont des dollars à flamber. Camper dans le Kalahari semble plus romantique que ce ne l’est en réalité: particulièrement lorsqu’il y fait -5°C la nuit et que nous ne sommes pas équipés pour de pareilles températures!

C’est donc avec énormément de plaisir que nous avons retraversé la frontière de la Namibie et parcouru les 300 derniers kilomètres jusqu’à Windhoek qui nous ont permis de passer nos premiers 8000 km depuis le début du voyage. Nous y arrivons fatigués, t-shirts troués,  pantalons déchirés et vélos en pièces! Heureusement, nous avons déposé ces derniers à l’unique magasin de vélo de Windhoek avant de partir nous refaire une santé en compagnie de ma famille pendant trois semaines.

Nous reprendrons la route dès demain en direction du Cap avec comme objectif de ne suivre que les petites routes jusque là. Nous espérons arriver au Cap vers la mi-septembre et d’ici là, nous mettrons en ligne les photos prises lors de notre voyage de trois semaines en voiture en Namibie.

Vos commentaires nous font toujours plaisir et merci beaucoup de m’avoir lue! Enfin, n’hésitez pas à vous inscrire à notre google group pour être averti par email de nos mises-à-jour!


 


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5 Responses to Botswana

  1. Bob says:

    As always, fascinating and informative. Happy pedaling!

  2. Liz says:

    Just your little snippet on the Okavango Delta makes me eager to return. The 6 days we spent in the Delta were the best part of our trip to Africa. And yes, there really are animals everywhere. We camped out and were visited by all sorts of predators during the nighttime hours. Be a little careful….please.

    Have fun, enjoy – we love getting these updates. Miss you guys!
    Love, Liz

  3. Françoise says:

    bonjour les perma cyclistes,
    bravo pour vos textes étonnants et percutants
    je rentre de Belgique où j’ai revu une bonne partie des stagiaires de Cens equivoc;
    bises..
    courage et amour à vous
    françoise

  4. Camille says:

    Bonjour à tous les deux !

    Je ne sais pas si vous vous souvenez de nous, on s’est rencontré en Namibie sur la piste qui mène à Ngepi Camp… Depuis, nous sommes rentrés en France, avec une seule idée en tête : repartir, bien évidemment.

    Ca me fait tout drôle de lire ces lignes, tout me paraît déjà si loin (c’est affreux !).

    Oui, il faut bien profiter de ces moments africains. Ce continent a déjà beaucoup souffert, souffre encore et qu’est ce qu’il restera pour les prochaines générations?? Je viens d’entendre à la radio qu’il y aurait un projet de route à travers le Serengeti en Tanzanie. Ce serait alors une catastrophe pour ce parc. Sûrement encore un intérêt financier….

    Je suis bien intéressée par ce film sur le premier Président du Botswana, Seretse Khama. Je vais faire une recherche. Mais attention, au départ, les Bamangwata ne voulaient pas non plus de ce mariage avec une Anglaise : l’héritier du trône devait prendre comme première épouse uniquement une femme de sa tribu. C’est plus tard qu’ils sont revenus sur leur décision et ont demandé le retour de Seretse mais sans accès au trône. Le Botswana est si peu connu mais a une histoire passionnante car rare dans le monde africain… Je cherche des livres (il va bien falloir passer l’hiver agréablement !).

    Bonne continuation et si vous avez le temps, vous pouvez voir les images sur le blog de notre dernier voyage : http://okavango.canalblog.com

    A tantôt !

    Camille (et Emmanuel… qui bosse).

  5. Anna says:

    Bonjour Camille et Emmanuel,

    Comme le temps passe vite! Desolee de ne pas avoir repondu plus tot a votre message qui commence a dater maintenant! J’espere que vous avez bien passe l’hiver et que vous etes en train de planifier votre prochain depart! Pour l’Afrique toujours?

    Nous sommes au Mexique pour le moment et s’il est evident que ce pays est vraiment special, l’Afrique, son ambiance, sa nature et ses peuples nous manquent beaucoup!

    Profitez bien de votre prochain voyage, on suivra votre blog!

    Sinon pour ‘Color Bar’, le livre sur l’histoire de Seretse Khama et Ruth Williams, j’espere que vous avez pu le trouver car il est magnifique.

    Comme tu dis tres justement les Bamangwata etaient en effet opposes au mariage de Seretse avec Ruth au debut car c’etait quelque chose d’impensable! Cependant, lorsque Seretse Khama a explique lors d’un Kgotla qu’il n’aimait qu’elle et qu’il n’etait pas possible pour lui de renoncer a cette union, la vaste majorite des Bamangwata ont accepte Ruth comme leur reine, en temoigne d’ailleurs le magnifique accueil qui lui fut reservee a son arrivee au Botswana!

    Les seuls qui n’etaient pas d’accord etaient l’Oncle de Seretse et ses fideles qui voyaient ce mariage comme une possibilite de s’accaparer le pouvoir!

    C’est dans ce contexte-la que l’attitude des Britanniques et des Sud-Africains est particulierement choquante! Le gouvernement Britannique a menti et manipule l’opinion publique pendant 6 ans pour empecher Seretse d’arriver au pouvoir! C’est tout simplement scandaleux.

    Par ailleurs, dans le livre ‘Color Bar’, l’auteur se base sur des archives rendues publiques tres recemment. Sa version est donc differente de celle qu’on entend encore souvent (voir l’histoire du Botswana dans le Lonely Planet par exemple) ou on nous dit que ce sont les Bamangwata qui se sont fermement oppose a leur union. C’est faux et au contraire, l’ouverture d’esprit des Bamangwata ainsi que leur lutte pour que Seretse deviennent leur roi et la dignite du couple Seretse-Ruth sont des choses qui doivent etre rendues plus connues. C’est une histoire africaine magnifique et il faut qu’elle se repande!

    Voila, je m’emballe mais ce livre ainsi que le Botswana nous ont vraiment marques!
    Contente de voir que vous partagez egalement cet amour pour l’Afrique. C’est difficile a expliquer mais c’est comme un virus et on n’en gueri jamais!

    Au plaisir d’avoir de vos nouvelles et bonne route.

    Annabelle et Dave.

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