L’ouest du Kenya

(désolée mais suite à un problème de connexion nous ne parvenons pas à mettre les photos dans le texte. Celles-ci sont donc disponibles ici) (Des infos pratiques pour les cyclistes sont disponibles ici)

Il est extrêmement difficile de résumer en quelques lignes tout ce que nous avons vécu ces dernières semaines. En effet, la découverte à vélo d’un pays tel que le Kenya nous donne parfois l’impression d’imploser sous le poids de nos sentiments et de nos pensées et ce n’est pas facile d’y mettre de l’ordre!

Nous profitons donc de ce jour de repos à Kisumu, la troisième plus grande ville du Kenya, pour tenter  de partager avec vous notre expérience avec nos maigres mots.

Nous avons franchi le cap de nos premiers mille kilomètres hier, à quelques 150 kilomètres de Mbita d’où nous prendrons un canoë pour nous rendre sur l’île de Mfangano dans le lac Victoria où nous ferons du Wwoofing pendant un mois.

La première semaine de voyage qui nous a menés à l’aéroport d’Heathrow fut péniblement clôturée par de gros problèmes rencontrés lors de l’embarquement avec Air France. Nous vous passons les détails mais nous avons bien failli rater l’avion pour Paris alors que nous étions arrivés à l’aéroport avec plus de trois heures d’avance. Bizarrement, depuis que nous avons embarqué à Charles de Gaulle sur l’avion pour Nairobi, tout se passe pour le mieux.

Les seules difficultés rencontrées depuis notre arrivée dans ce beau pays sont celles que nous avons créées nous-mêmes. Ainsi, nous avons passé les deux premiers jours à Nairobi – affectueusement surnommé Nairobbery par ses habitants- terrorisés à l’idée d’y être. Entre les mises-en-garde du guide touristique, les peurs irrationnelles de nos parents et les remarques du personnel de l’hôtel où nous avions débarqués (“Oh no! I wouldn’t go there if I were you!” “You cannot walk! You have to take a taxi! It’s too dangerous” etc), nous étions comme pétrifiés de peur et l’idée de devoir traverser la ville à vélo avec toutes nos modestes possessions terrestres exposées dans des sacs de couleurs vives nous empêchait presque de dormir la nuit.

Nous étions bien ridicules parce que finalement nous n’avons rencontré que des gens charmants et n’avons rien vu, ni vécu qui vale la peine d’être mentionné ici.

Comme le voyage consiste essentiellement à dépasser ses peurs, nous décidons enfin d’enfourcher nos montures le 25 novembre pour découvrir le nord de la vallée du Grand Rift en nous rendant de lac en lac: Naivasha, Elementeita, Nakuru, Bogoria et Baringo. De Nairobi jusqu’à Nakuru, nous sommes obligés de partager la route avec des poids-beaucoup-trop-lourds qui défoncent les chaussées et qui créent des appels d’air à vous arracher votre chapeau. Et puis comme nous n’avons pas encore eu la gentillesse de léguer à l’Afrique nos filtre à particules, nous avions l’impression d’avoir fumé 5 paquets de cigarettes à la fin de la journée.

Après Nakuru cependant nous avons découvert les routes moins prisées et autres pistes quasi-désertes nous menant dans des paysages semi-arides spectaculaires. Très vite, les cris des enfants le long de la route se sont mués de “Hello! How are you?” en “Wazungu!” ce qui est un signe certain que le touriste-en-safari-au-Kenya ne passe pas souvent par ici.

“Wazungu” est un mot magique qui exprime plusieurs concepts qui peuvent se chevaucher. L’acception la plus commune est probablement “le cirque” ou “l’attraction du jour” ce qui met les enfants en liesse et leur énergie et bonne humeur sont extrêmement communicatives. Nous n’entendons alors que des dizaines d’enfants criant à plein poumon, riant, sautant de joie et nous courant après sur parfois quelques kilomètres. Il m’est même arrivée d’être poussée par des enfants sur plusieurs kilomètres en pleine montagne! Ce qui est quelque peu humiliant (bizarrement, ils ne poussent jamais Dave) mais secrètement plaisant.

“Wazungu” peut aussi signifier “Père Noël” ou “passeport pour l’Europe”. Nous entendons alors les enfants crier “Wazungu! Give me money/sweets/your jacket/your bike!” et les jeunes adolescents nous approchent en nous demandant de les emmener en Europe. Dans ce cadre, nous nous sentons impuissants et mal de devoir refuser systématiquement ce genre de demande.

Près du lac Bogoria, nous avons planté notre tente dans un site magnifique sous d’énormes figuiers, il y avait même un petit ruisseau qui traversait le terrain. Nous étions parfaitement seuls avec les kudus, les babouins et les flamands roses. Étrangement, mes camps guides à Erps Kwerps ne m’ont pas préparée au camping sauvage en Afrique… La nuit venue, les hurlements, glapissements et autres bruits d’animaux à deux pas de la tente m’ont empêchée de bien dormir. Alors que Dave, habitué du camping aux USA où il y a encore un peu de nature, dormait comme un bien heureux, moi j’imaginais déjà les titres dans les journaux locaux “Un couple de touristes stupides mangé par le léopard fou du lac Bogoria: un vrai carnage. Photos en page 3″. Dave se moque de moi mais je suis sûre qu’il y avait au moins une hyène et un léopard à côté de notre tente cette nuit-là! Cette expérience m’a en tout cas permis d’apprendre à dormir paisiblement près des hippopotames et des crocodiles du lac Baringo et dans bien d’autres décors depuis lors.

Malgré le fait que nous voyagions en pleine saison des courtes pluies, nous n’en avons pas encore vraiment vu la couleur. En fait, le Kenya était en proie à une terrible sècheresse jusqu’au mois d’octobre ce qui n’a pas manqué de raviver de vieux conflits dans le nord du pays (particulièrement la région du lac Turkana et au nord, dans la vallée de l’Omo). Tous les lacs que nous avons pu voir depuis notre départ de Nairobi sont particulièrement asséchés: certains lacs ayant perdu des superficies de plusieurs kilomètres carrés. Si cela constitue une catastrophe écologique indéniable lorsque la faune et la flore meurent (avec toutes les conséquences sur le tourisme, vital pour le Kenya), les conséquences humaines sont également catastrophiques.

Les raisons de ces sècheresses sont d’une part le réchauffement climatique et d’autre part, la déforestation et le détournement des cours d’eau pour l’irrigation des grandes plantations (café, fleurs coupées, thé, céréales, aloé vera, etc destinés à l’exportation) et parfois pour les cultures vivrières locales. Le gouvernement kenyan est bien au courant de ces problèmes et tente d’y trouver des solutions (tout en continuant à s’en mettre plein les poches!).

Depuis notre arrivée, un drame humain se déroule dans la forêt Mau, pas trop loin de Nairobi, où se trouve une réserve d’eau douce importante pour le Kenya. En effet, beaucoup de paysans pauvres ont acheté en 1996  des petites parcelles dans cette forêt à des membres de l’ancien gouvernement Moï (à majorité Kalendjin) qui les avaient eux-mêmes reçues illégalement en échange de services rendus (nous parlons de dizaines de milliers d’hectares). Aujourd’hui, le gouvernement Kibaki en place (à majorité Kikuyu) se rend compte que l’occupation humaine de cette forêt met en péril les réserves d’eau et de forêt du Kenya. Il a donc décidé de bouter hors les méchants occupants. S’il est difficile d’éprouver de la peine pour les anciens corruptibles qui possèdent d’énormes ranchs dans cette réserve, il est assez choquant de voir les milliers de paysans jetés hors de leur propriété dans laquelle ils ont mis toutes leurs économies. En attendant, ceux qui ont vendu les parcelles, gardent leur argent et le gouvernement en place ne compte pas rembourser les paysans. Les dindons de la farce sont toujours les mêmes. Devenir sans terre dans une société vivant essentiellement de l’agriculture vivrière en dehors des villes, c’est une condamnation à mort. Tout ceci ne présage rien de bon.

Choquante aussi est l’industrie des fleurs à destination des occidentaux (qui d’autre a envie de recevoir des fleurs mortes pour fêter une occasion?). Autour du lac Naivasha nous avons fait plus d’une demi-journée de vélo parmi ces grandes exploitations composées de milliers de serres en plastique pompant la précieuse eau du lac. Non seulement, les serres ont pour effet de détruire le sol (et c’est notamment pour cela que les fleurs des Pays-Bas sont également une hérésie environnementale) mais en plus, le Kenya est le seul pays au monde à autoriser une série de pesticides ultra-polluants. Alors, certes, certains Kenyans ont du travail mais qui peut prétendre que travailler dans des serres où il fait plus de 40°C en manipulant des  matières toxiques toute la journée pour fabriquer un produit de luxe à destination de l’étranger est un travail conforme à la dignité humaine?!?

Ce qui est certain c’est que voyager dans un pays comme le Kenya apporte beaucoup de bonheur  mais aussi la honte de venir d’une civilisation qui détruit la planète et les autres civilisations pour satisfaire ses pseudo-besoins.

Quoiqu’il en soit, les paysages ont fortement changés lorsque nous nous sommes dirigés vers l’Ouest en passant par nos premières chaînes de montagnes toutes vertes et luxuriantes – une sorte de remise en forme bien trash- pour rejoindre Iten, qui se trouve à une altitude de 2.800 mètres et puis Eldoret, qui se situe sur un plateau à près de 2.400 mètres. Lorsque nous avons fait du couchsurfing chez  Hilary, nous avons même pu sortir nos pulls que nous n’avions plus vus depuis l’Angleterre.

De la maison d’Hilary, nous sommes descendus vers la forêt de Kakamega, vestige de 240 km2 de la forêt vierge tropicale qui couvrait notamment les territoires de la Guinée, Congo, Afrique centrale, Ouganda et Kenya. Une promenade guidée dans cette forêt vieille de 1.500 ans était une expérience unique!

Lorsque nous avons atteint Kisumu hier, nos corps avaient enfin pris le pli et faire du vélo dans un pays au terrain accidenté tel que le Kenya sous une chaleur parfois étouffante n’est plus aussi pénible qu’au début. Nous avons développé une petite routine où nous nous levons à 5h30 du matin (Même pas mal!), pédalons quelques kilomètres jusqu’à un village où on peut se nourrir de haricots et de maïs accompagnés de chapatis (bonne crêpe bien grasse) ou d’ugali (l’inévitable pâte de farine de maïs durcie et froide) et de chai (thé au lait sucré, la boisson énergétique kenyane). Nous sommes prêt à pédaler entre 7h et 8h et essayons de pédaler 50 kilomètres avant de nous arrêter pour le lunch (généralement composé de chapatis avec quelques légumes). Le vrai plaisir cependant c’est de s’arrêter pour un petit snack (avocat, ananas, mangue, etc que nous achetons aux agriculteurs le long de la route). Nous essayons d’arriver à destination entre 13h et 17h00 ce qui nous permet de visiter l’endroit avant d’aller nous coucher vers 21h00.

Dois-je vraiment vous parler de Dave et de ses crevaisons quasi quotidiennes? Petit à petit cependant, nous adoptons le fatalisme à l’africaine ce qui nous permet de nous mettre en mode off lorsque Dave répare son pneu sous le regard amusé et/ou curieux des kenyans. Je ne sais pas ce que ces crevaisons veulent dire mais nous avons eu le plaisir de rencontrer deux autres cyclotouristes. Le premier, Markus, un suisse de 44 ans, 60.000 km au compteur, qui nous explique ne plus avoir eu de crevaison depuis 15.000 km et puis Winnie, un allemand de 46 ans, 120.000 km au compteur (!!!) qui nous dit avoir des crevaisons régulièrement et que c’est juste une question de malchance. Pauvre Dave!

Jusqu’à présent, nous avons vraiment avancé à notre aise histoire d’habituer nos corps à l’exercice physique intense (personnellement, je n’avais plus vraiment fait de sport depuis le mois de juillet à cause des millions de préparatifs. Autant vous dire que les premiers jours de montagne j’avais envie de pleurer) et de pouvoir être bien réceptifs à la rencontre.

Parce que finalement, c’est la rencontre qui est la substance du voyage. Autant c’est vraiment génial d’apprendre à vivre avec la Nature (aussi bien animaux sauvages qu’animaux domestiques qui sont omniprésents) autant rien ne vaut une belle rencontre.

Nous voudrions vous parler de certaines de ces rencontres.

Tout d’abord, Moses, un jeune entrepreneur de Nairobi qui travaille dans le secteur de l’énergie. Il rêve de pouvoir apporter l’électricité aux dizaines de millions de Kenyans qui vivent sans. Il nous parle des problèmes de son pays (la corruption et le leadership) et de ses forces (les gens). Lui même travaille 24h sur 24 pour pouvoir être un homme libre et aider financièrement les membres de sa famille car la famille c’est de loin le plus important!

Au sujet de la corruption, il nous explique que comme tout le monde vient d’une famille pauvre, il est clair que lorsqu’il est possible de passer à table, on mange jusqu’à ce qu’on soit plein. C’est la nature humaine.

Comment ne pas parler de Freddy, ce jeune ranger de 27 ans qui travaille au parc national du Mont Longonot? Nous le rencontrons alors que suite à une mauvaise indication sur notre carte, nous empruntons un chemin qui va droit sur un ranch privé. Lorsqu’il a vu de loin que nous nous trompions de chemin, il nous a couru après sur plusieurs kilomètres pour nous accompagner jusqu’au garde du ranch afin de négocier avec lui notre droit de passage.

Freddy voudrait quitter son boulot qui est très exigeant: il passe 4 semaines seul dans la forêt à pourchasser les braconniers. Un métier dangereux! Il rêve de pouvoir monter sa propre ONG après avoir pris le temps de travailler sur lui-même.

Il rigole de nous parce que comme tous les Occidentaux nous transportons avec nous de tonnes de choses! Lui-même ne possède qu’un t-shirt et c’est très bien comme ça.

Ensuite, nous avons eu la chance de rencontrer Harun au lac Baringo. Il attendait notre arrivée (ou celle de n’importe quel autre touriste) à l’entrée du parc pour nous proposer dans un français impeccable (il me parle même en néerlandais lorsque je lui dis que je suis belge) de faire un tour du lac en bateau.

Il nous explique que les villages du coin se sont organisés en coopérative parce que la compétition tue et que la collaboration rend plus riche (une leçon que l’Occident ferait bien d’apprendre!). Grâce à cette coopérative, tout le monde peut travailler. Certains s’occupent de faire les guides, d’autres conduisent les bateaux, d’autres encore s’occupent de pêcher les poissons qui seront séchés pour être vendus à Nakuru, de récolter le miel, de s’occuper des chèvres et des vaches, etc. Les profits sont partagés équitablement et petit à petit la communauté est parvenue à vivre même sans tourisme! Le tour en bateau avec lui était très intéressant.

Haroun est quelqu’un de particulièrement impressionnant: il parle le français, l’anglais, l’hébreu, le swahili et le Turkana. Il est guide professionnel et connaît comme sa poche tous les parcs nationaux. Entre ses contrats, il revient dans son village natal pour partager ses connaissance d’ornithologue avec ses copains. Il est également chasseur de serpents (nous l’avons vu à l’œuvre!). Il part chasser les cobras, les mambas et autres charmantes bêtes, en récolte le venin qui est envoyé dans un laboratoire en Australie pour fabriquer de l’anti-venin qui est par la suite renvoyé au Kenya. L’anti-venin est extrêmement cher normalement mais gratuit pour les autochtones. Il faut savoir qu’une morsure de mamba tue en 15 minutes…

Il est aussi connaisseur de lion et autres petits animaux de compagnie: il les suit pendant des jours en savane afin de permettre aux touristes de voir les lions en chasse. Un vrai mec quoi!

Il y a aussi Patrick, instituteur à Iten, une village de montagne avec qui nous partageons un apéro (c’est la première fois qu’il parle avec des blancs). Nous parlons de beaucoup de choses et notamment de la vie au Kenya et en Europe. Il est curieux de savoir comment nous avons fait pour épargner l’argent pour effectuer un tel voyage. Lorsque nous le lui expliquons, il répond qu’à son avis, les africains sont trop pessimistes pour épargner de l’argent (cette idée est confirmée par notre guide à Kakamega). Lui même, pourrait épargner de l’argent pour voyager en Europe, mais il ne le fera jamais.

Enfin, nous avons rencontré Hilary via le site de couchsurfing. Il vit à 30 km d’Eldoret dans les montagnes. Il s’entraîne tous les jours pour la course à pied et à déjà participé à des courses un peu partout dans le monde. Orphelin à un jeune âge, il a hérité de ses parents un lopin de terre qu’il cultive pour se nourrir. Il a une vache, un veau, des lapins, des poules, un champ de maïs, une charmante petite maison et une voiture. Il vit dans son village natal entouré de ses 10 frères et sœurs et de tous ses amis.  Il ne nous croit pas lorsque nous lui expliquons qu’il mène la vie dont nous rêvons.

Son rêve à lui c’est de partir s’installer aux Etats-Unis. Le Kenya est trop corrompu (c’est un leitmotiv ici) et selon lui, en tant que Kalendjin, il ne trouvera jamais de travail ici.

Il nous pose beaucoup de questions sur les visas et les lois sur l’immigration en Europe et aux Etats-Unis. Il rêve de pouvoir avoir une bourse d’étude pour les USA via ses compétences en course à pied. Malheureusement, le temps joue en sa défaveur et il est obligé de mentir sur son âge pour pouvoir continuer à participer aux courses. De plus, la concurrence est rude car il n’est pas le seul à rêver de cela…

En l’écoutant parler des Etats-Unis, nous apprenons à ne pas juger les rêves des autres. Nous lui souhaitons de pouvoir  concrétiser tous ses rêves. Car finalement, la vie est absurde mais il est encore plus absurde de vouloir faire quelque chose qui ne nous rend pas heureux afin de lui donner un sens.

Dans deux jours, nous devrions être sur l’île de Mfangano. Nous vous donnerons des nouvelles d’ici un mois. N’hésitez pas à vous inscrire au groupe google afin d’être tenus informés des nouvelles contributions!

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8 Responses to L’ouest du Kenya

  1. Tysa says:

    This seems amazing so far -Like the experience that We had in Tanzania, the most impressive thing ,despite the undescribalbly beautiful views and amazing wildlife , is the beauty of it’s people. Maybe there inverse relationship between stuff and strength of character? I think perhaps you have made that point in action before, but maybe Father Lejac did, actually both. I am so happy that with the exception of Heathrow and Air France, which can’t really be counted as part of Africa, Your dreams do approach your reality, it certainly looks so in the pictures of your faces.
    I think Dave’s flats may be like a part of the sole of your shoe wears out more on one side of the shoe than another,unevenly I mean, maybe he favors a part of the tire over the other , perhaps because of a knee or something and of course I know so much about biking! To prove this ask the cyclo-tourists who you meet that have and dont have flats about their knees
    Love Tysa

  2. Dan says:

    Love the photos. Seems absolutely amazing. Love Dan and Molly

  3. steph says:

    Waaaw! merci de nous emmener en voyage avec vous! vous imaginez que des yeux admiratifs vous suivent des 2 côtés de l’atlantique! Amazing!! très gai de voir les photos, on est avec vous en pensées!! on vous embrasse. Arnaud et Steph

  4. Jane Shey says:

    Hi Dave and Anna, I enjoyed reading your comments. I was at Lake Naivasha this past summer. Yes, the greenhouses are amazing and obviously are sucking up alot of water. I was in Copenhagen for a week of the climate talks and heard from a mayor in Kenya who talked about the drought. Enjoy your travels, Jane

  5. Françoise K says:

    bonjour les permacyclistes,
    ça donne envie de vous suivre un bout de tour de roue, un de ces quatres, mais pour l’instant, c’est pas du tout d’actualité pour moi vu que je suis devenue quadrupède grace à deux bequilles tres laides; j’ai une inflammation au genou. Mais ça devrait aller mieux bientot.En attendant, il neige sur Paris.Et les sites permaculturels africains, vous y allez quand ?

  6. Ingrid et Jean Vinois says:

    Les photos sont superbes et nous espérons que vous êtes bien arrivés sur votre île pour woofer. Nous commençons (encore qu’Ingrid soit très réticente)à songer à trouver un moment pour nous rencontrer en Afrique l’an prochain (est-ce que la première quinzaine d’avril est une bonne période) et la question est évidemment de savoir où vous pensez être à ce moment-là. En fait, quel est votre itinéraire après votre séjour sur l’île, si tant est que vous en avez déjà prévu un car nous avons l’impression que vous vous laissez porter par les événements et les rencontres, ce que nous comprenons très bien à vous lire. Rien de tel que l’imprévu. Allez, on attend de vos nouvelles car ici rien n’est vraiment imprévu, à part la neige qui s’est abattue en masse sur Bruxelles pour nous faire un Noël blanc qui enjolivera toutes les rencontres familiales habituelles. Bon amusement.
    Kisses.

  7. manu says:

    Bonjour les courageux,
    Un immense encouragement de notre petite Belgique recouverte de neige. Vos images et récits nous font rêver.
    Je vous embrasse fort et pense beaucoup à vous!
    manu

  8. Gwen says:

    A vous lire, on a une IMMENSE envie de vous rejoindre… J’espère que j’en aurai l’occasion lorsque votre petit tour passera par l’Asie ;-) Vous nous manquez trrrrès trrrrrès fort en tous cas.

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