Le Botswana | Botswana

Le Botswana n’est pas une destination idéale pour les cyclistes: les distances sont longues, il n’y a pas de possibilité de s’approvisionner en eau en dehors des rares villages, il n’y a pas beaucoup de restaurants ni de magasins le long de la route. Il est cependant très facile d’y faire du camping sauvage, les conducteurs sont très polis et il est possible d’avoir la route goudronnée pour soi tout seul pendant des heures ! Et en plus, c’est tout plat. Vraiment tout plat.

Nous sommes passés par le Botswana en juillet 2010 et c’était l’hiver. Nous avons dû dormir avec tous nos vêtements sur nous pour passer les nuits, nous nous sommes souvent réveillés avec notre tente et notre eau gelés. Le Botswana essaie surtout de promouvoir le tourisme de luxe et il est clair que des cyclotouristes vivant avec 80 cents par jour ne sont pas les bienvenus. Les endroits touristiques coûtent très chers mais si vous faites du camping sauvage (et il y a assez d’espace vide pour cela) et que vous cuisinez sur votre réchaud, il est facile de s’en sortir même avec un petit budget.

Les fameuses Tsodilo Hills offrent un camping gratuit et il est possible de faire des visites guidées où il faut juste payer le guide. Nous vous recommandons chaudement d’aller voir ce site classé patrimoine de l’humanité par l’Unesco.

Si vous comptez parcourir le delta de l’Okavango en mokoro (qui est un must à ne pas manquer si vous êtes dans la région), nous vous conseillons de passer par la petite association locale de polers “The real Mokoro” située à Etsha 13 (il y aussi celle à Seronga – recommandée par le Lonely planet- mais qui est difficile d’accès à vélo car il faut faire un détour de minimum 200 km aller-retour pour y arriver). Etsha 13 par contre est situé au bord du delta à 100 km au sud de Tsodilo hills. Il s’agit en plus d’un village situé le plus au sud possible pour ce genre d’expédition et offre donc des paysages plus beaux que ceux au Nord. Non seulement les prix proposés par l’association sont les plus démocratiques que vous puissiez trouver (25 euros par personne/ par jour ou 50 euros par jour/ par barque. Sepupa swamp falls ou Nguma island lodge demandaient plus de 100 euros par jour et par personne!!) mais en plus, il s’agit d’une association purement locale lancée par des hommes super motivés comprenant qu’il était essentiel de faire venir des fonds du tourisme dans leur village afin d’éviter que les jeunes ne partent trouver du travail dans les grandes villes. 50% de l’argent va au guide qui mène l’expédition et l’autre moitié va à l’association. Du coup, ils sont tous super motivés et nous avons reçu un accueil très chaleureux. Les guides ont été formés et nous avons eu une super expérience avec le nôtre (même s’ils n’ont pas tous eu une éducation très poussée et que leur anglais n’est pas toujours excellent, cela n’enlève en rien le fait que ces gars sont nés dans le delta et qu’ils savent mieux que quiconque ce qu’ils font!).

Nous vous recommandons de faire un voyage de minimum deux jours dans le delta. Nous les avons découverts par pure chance et nous étions les 5ième à faire un voyage avec leur association. Ils ne sont encore dans aucun guide touristique et il est difficile de les trouver autrement que par le bouche à oreille. N’hésitez surtout pas à faire passer le mot! Vous pouvez les joindre au + 267 725 0913 (mais soyez patients car ils n’ont pas toujours de réception) ou vous pouvez comme nous débarquer au village un matin pour organiser un trip le lendemain.

Le trajet: Nous sommes rentrés au Botswana via le poste-frontière de Mohembo au nord de Shakawe. Nous avons suivi la route principale en goudron qui longe l’Okavango et le delta. Nous avons fait un détour de 80 km pour aller voir Tsodilo Hills. Il y a trois routes pour y arriver, celle qui part juste au Sud de Nxamaseri est en gravier et en bon état. N’écoutez pas ceux qui vous disent que la route n’est pas faisable en vélo. De Sehitwa, nous avons traversé le Kalahari via Ghanzi et avons traversé la frontière pour la Namibie à Mamuno.

Les routes: Nous avons essentiellement suivi la route en goudron. Les quelques routes secondaires empruntées (il n’y en a pas beaucoup) étaient passables mais pouvaient parfois devenir très ensablées. Les quelques conducteurs sur la route étaient très respectueux et nous ne nous sommes pas sentis en danger.

Animaux: Vaches, chèvres, ânes et chevaux sont partout le long de la route et sont un signe certain qu’il n’y a plus trop d’animaux sauvages de ce côté-là du delta (ce qui n’est pas le cas pour la fameuse route des Eléphants à l’Est). Il y a quelques chiens de berger qui nous ont courus après, pour la première fois depuis que nous sommes en Afrique. Ils sont mieux nourris et ont donc plus d’énergie. Faire attention près des villages!

Nourriture: Nous n’avons pas eu souvent l’occasion de manger dans des restaurants au Botswana. Les quelques-uns que nous avons trouvé servait du bœuf (moins cher que le poulet) avec du pap (farine de maïs servi en cake) et du samp (sorte de purée de haricots et de maïs) avec du chakala (légumes épicés. S’achète aussi en boîte et très bon avec du riz de la marque tastic (réussit à chaque fois)). Shakawe a un grand supermarché, Ghanzi aussi. Entre les deux, il y a des magasins dans les grands villages et des Tuck shop avec l’essentiel  dans les plus petits villages. Des légumes sont difficiles à trouver mais il y a toujours des boîtes de baked beans partout. Mmmh, baked beans…

Logement: Dans les endroits touristiques,  le Botswana est cher et le camping coûte facilement 10 euros par personne par jour. A  Ghanzi cependant il y a un très bon camping pour 4 euros par personne au Kalahari Arms hotel, mais c’était l’exception. Il faut vraiment faire du camping sauvage au Botswana. Le long de la Trans Kalahari highway, il y a des barrières des deux côtés de la route sur de longues distances (pour lutter contre la maladie de la langue bleue), il faut parfois juste sauter au-dessus de la barrière (pas toujours évident avec les vélos et le matos) ou trouver la barrière qui est ouverte en certains endroits. Nous avons aussi campé à un check post pour la maladie de la langue bleue et nous avons été reçus comme des rois par les policiers.

L’accueil par les locaux: Quels locaux? Nous avons vu très peu de gens et ceux que nous avons vu nous souriaient poliment ou nous regardaient passer avec surprise. Les gens avec qui nous pouvions parler s’ouvraient rapidement avec quelques sourires et nous avons pu faire quelques très chouettes rencontres lorsque nous nous posions quelque part.

Botswana is not the most bike friendly country – distances are long, water outside of towns is nonexistent, there are few restaurants, even few shops along the way.  At the same time though, bush camping is easy enough, the drivers are super polite, and for long stretches you’ll have the whole road to yourself.  Oh, and it’s super flat.

We biked in Botswana during July 2010, which is winter here, and in the Kalahari that is no joke. We took to stuffing our sleeping bags with all our spare clothes to stay warm, we regularly woke up to frost on our tent, and we spent more than one morning breaking the ice on our water before we could start cooking breakfast. 

Botswana can also be super expensive.  If you bush camp though (and there is no reason not to, there is so much empty space, most of it so overrun with cattle that wild animals are not an issue – you just may have to hop a fence here and there) and you cook for yourself, you can get by cheap enough.  If you want to visit the delta, we managed to find a great group of local polers in the town of Etsha 13 along the western shore.  They have recently started taking tourists and are just hoping to charge a fair price and get some of the tourist money for their community to keep the young men from having to go elsewhere to earn a living – and so to avoid all the problems that come along with that.  They are “The Real Mokoro” and you can reach them by phone at:  +267 725 01913.

Route: We entered Botswana at the Mohembo border post north of Shakawe.  We continued straight south along the paved road on the west bank of the river, with a little detour to Tsodilo Hills.  The road to Tsodilo is good gravel road, starting just south of Nxamaseri – everyone will tell you it’s too sandy for a bike, but they’re wrong.

From Sehitwa, we crossed the Kalahari through Ghanzi to the Mamuno border with Namibia.

Roads: Most of the way we were on tarmac, there aren’t a lot of secondary roads in Botswana.  The few secondary roads we did take were usually okay, though they could get sandy sometimes and many drivers thought we were crazy to tempt them on a bike – but what do drivers know?

The nicest surprise in Botswana were the drivers though.  There are few other cyclists on the road, but still the cars are as polite as anywhere we’ve biked, often crossing to the other side of the road just to give us space.

Dogs: They were a bit of a worry here actually – we were chased a few times and we didn’t have our dog dazer out to zap them, so there were some close calls.  Best to keep your eyes out for them, carry some stones maybe.

Food: There weren’t a whole lot of restaurants in Botswana, and the few we found were basically meat and pap type places.  Beef here is cheaper than chicken even, which seems to explain the endless streams of cows along the road.  More often than not, we carried our food and cooked in the bush.  Most towns have a general dealer which will sell rice and pasta and canned food and some biscuits.  Smaller towns will have a “Tuck Shop” which should at least have rice and biscuits.  Keep in mind though, canned food usually means baked beans.

Sleeping:  In touristy areas, Botswana is seriously expensive, and camping can easily cost 10$ a person for a mediocre place.  In Ghanzi we lucked into camping for 4$ (at the Kalahari arms hotel), but that was the exception.  Bush camping was really the way to go, and with long stretches of open space it’s sad to pay to sleep.  There were some areas, along the Trans-Kalahari in particular, where there are fences along the road, but you can usually hop those or at least find the occasional open gate.  We also spent one night camping at a police post at a foot-and-mouth-disease checkpoint, which was a real treat: the Botswana police deserve their reputation for professionalism and friendliness, camping with them was like camping with family.

Things shouted at us along the road: We saw so few people along the road this section seems a little inappropriate.  Whenever we did see people, they didn’t even shout much, they usually just stared at us a little suspiciously.  People seem cold at first, but on the few occasions when we managed to talk longer they quickly warm up and are as friendly as anywhere else.  Botswana has a better education system than many of its neighbors and so we had our fair share of interesting conversations along the way as well.

2 Responses to Le Botswana | Botswana

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